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Breel Embolo exclu de la Nati pour faux certificats de vaccination

La tempête morale qui secoue la Nati vient de balayer un deuxième cadre. Après la chute du capitaine Granit Xhaka, c’est désormais Breel Embolo qui disparaît du paysage suisse, emporté à son tour par la sulfureuse « affaire des faux certificats de vaccination ».

Vendredi soir, la Fédération suisse de football a lâché une bombe. Dans un communiqué sec, sans détour, elle a annoncé l’exclusion immédiate de l’attaquant d’Atlanta United du rassemblement de l’équipe nationale, en raison de son implication dans une affaire de faux certificats de vaccination contre le COVID-19.

« Breel Embolo a informé la Fédération suisse de football de l’affaire relevant de sa vie privée, qui a été rendue publique aujourd’hui dans les médias, et la direction de l’association a décidé que le joueur ne rejoindrait pas l’équipe nationale comme prévu, et que l’équipe poursuivrait son camp d’entraînement sans lui », précise le texte. Une phrase, et tout bascule.

Un réseau de faux certificats, un nom qui explose

Les médias suisses ont rapidement mis au jour les détails. L’ancien attaquant de Schalke et du Borussia Mönchengladbach n’a pas seulement contourné les règles sanitaires : il a obtenu, en 2021, de faux certificats de vaccination auprès d’un membre du gang « Hells Angels », tristement célèbre dans les chroniques judiciaires.

Le dossier ne relève plus du simple écart de conduite. Selon ces mêmes médias, le Ministère public de Bâle a rendu, le 25 novembre 2025, une ordonnance pénale contre Embolo pour plusieurs chefs liés à l’incitation à la falsification de documents. Verdict : une peine pécuniaire avec sursis, calculée à raison de 3 000 francs suisses par jour-amende.

Dès la publication officielle de cette décision vendredi, la Fédération a dégainé. Sans attendre, sans tergiverser. Embolo est rayé de la liste, absent de la sélection pour les prochains rendez-vous de la Suisse.

Embolo assume, mais sort de la scène

Le joueur n’a pas tenté de se dérober. Interrogé par le quotidien « Schweiz Heute », l’attaquant a reconnu les faits et affiché son mea culpa : il explique avoir compris que ses actes, à l’époque, étaient mauvais et affirme avoir accepté la décision de la justice.

Reconnaissance de faute, regret, mais sanction sportive immédiate. La Nati, elle, se retrouve amputée de son avant-centre de référence à un moment où la marge d’erreur se réduit.

Car ce n’est pas un cas isolé. C’est la deuxième onde de choc en quelques jours. Granit Xhaka, 33 ans, ancien de Gladbach et du Bayer Leverkusen, avait déjà admis en début de semaine avoir lui aussi recouru à un faux certificat de vaccination. Deux leaders, deux scandales, une même ligne rouge franchie.

Une Nations League sans capitaine ni buteur

Sur le plan sportif, le timing est catastrophique. La Suisse va devoir aborder quatre rencontres décisives de la Ligue des nations sans son capitaine et sans son principal finisseur.

Le programme est brutal : déplacement en Macédoine du Nord le 26 septembre, puis en Écosse le 29. Ensuite, retour à Lucerne pour accueillir la Slovénie le 3 octobre, avant un nouveau duel face à la Macédoine du Nord le 6. Quatre matches de Groupe 2, quatre échéances qui pèseront lourd dans le classement… et qui se joueront sans Xhaka ni Embolo.

La Nati perd ses repères, son métronome au milieu et son point de fixation devant, au moment même où la compétition exige de la stabilité. Reste une question, brutale, mais inévitable : cette affaire de faux certificats laissera-t-elle seulement des traces passagères, ou redessinera-t-elle durablement le visage de la sélection suisse ?