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Bournemouth : Rose appelle à une réaction face à Sturm Graz

À Bournemouth, Rose récupère ses armes et réclame une réaction européenne

La gifle de Stamford Bridge résonne encore. Un 5-1 sec, brutal, qui ne laisse aucune zone grise. Pour Andoni Rose, pourtant, l’heure n’est ni aux lamentations ni aux grands discours abstraits. L’entraîneur de Bournemouth veut des actes. Et il les veut dès jeudi, pour la première affiche européenne à domicile de l’histoire du club.

« On doit, et on veut, montrer une réaction », martèle-t-il.

La défaite à Chelsea, il l’assume comme un électrochoc. « On a pris une vraie claque au niveau du résultat. Quand on commence un match comme on l’a fait, la tâche devient beaucoup plus difficile. Après le match, tout le monde était vraiment déçu. On a pris une vraie claque et maintenant, il faut réagir.

Des retours qui changent le visage de l’équipe

Cette réaction, Rose espère la bâtir avec des renforts de poids. Amine Adli et Justin Kluivert sont annoncés de retour dans le groupe pour jeudi. Deux noms, deux profils, et une bouffée d’air frais dans un effectif qui a déjà beaucoup donné physiquement.

Adli n’a pas encore joué cette saison, freiné par une blessure au mollet. Kluivert, lui, a manqué les deux dernières rencontres à cause d’un souci aux ischio-jambiers. Leur simple présence sur la feuille de match change la profondeur de banc, les options offensives, la manière d’aborder un rendez-vous européen.

Et ce n’est pas tout. Eli Junior Kroupi, meilleur buteur du club la saison passée, commence à revoir le ballon de près. « Il est de retour sur le terrain et peut-être que dans quelques semaines, on l’aura avec nous aussi », explique Rose. L’attaquant remonte la pente après une blessure au pied contractée lors du stage de pré-saison en Autriche.

Dans ce contexte, l’entraîneur insiste : récupérer ses hommes-clés n’est pas un simple confort. C’est un levier majeur. « Avoir des joueurs comme Kroupi et Alex Scott de retour, c’est important. Ils peuvent faire la différence. » Les absents ne sont plus une excuse, et la courbe des blessures s’inverse enfin. Pas de nouveaux pépins à signaler après la défaite à Chelsea, seulement quelques joueurs malades ces derniers jours, « tous remis maintenant ».

Alex Scott, rumeurs de départ et engagement présent

Le nom d’Alex Scott, lui, circule déjà dans la rubrique transferts. Des rumeurs évoquent une possible vente dès janvier. Rose coupe court. Net.

« On vient juste de fermer le dernier mercato et on parle déjà du prochain. Le club et moi sommes concentrés sur le match de demain et on ne commente pas les rumeurs qui sortent juste après la fermeture de la fenêtre », tranche-t-il.

La priorité est ailleurs : le terrain, et le retour de Scott à la compétition. « On espère l’avoir de retour dans quelques jours ou quelques semaines et on continue avec Alex Scott. Il est très engagé, c’est ce que tout le monde a pu voir lors des premiers matches. »

Le message est clair : pas question de laisser le bruit extérieur parasiter un vestiaire déjà sous pression en Premier League.

Une première européenne à la maison, un tournant pour le club

Jeudi, Bournemouth s’apprête à vivre un moment fondateur. Le club découvre l’Europe à domicile. Pour Rose, qui a pris le temps de s’immerger dans l’histoire locale, la portée de cette soirée dépasse largement le simple cadre d’un match de poule.

« Je comprends très bien ce que cela représente, parce que je connais beaucoup mieux le club et son histoire maintenant », confie-t-il.

Il évoque « un parcours exceptionnel » ces dernières années, construit malgré les coups durs, les périodes sombres, les limites structurelles. Et voilà Bournemouth projeté sur la scène européenne.

Reste à gérer ce nouveau statut sans se perdre. « On doit trouver l’équilibre. On veut être compétitifs partout, c’est toujours le plan. Demain, on a la chance de montrer notre club pour la première fois à domicile en coupe d’Europe. C’est quelque chose de grand. » L’occasion est unique : transformer une soirée historique en tremplin, pas en simple parenthèse.

Un championnat compliqué, une équipe sous pression

La réalité du championnat, elle, ne se laisse pas oublier. Bournemouth n’a toujours pas gagné en Premier League. La situation comptable est « pas très confortable », admet Rose, lucide. Le constat ne l’empêche pas de croire à la qualité de son groupe.

« On sait qu’on est capables de prendre des points, de bien jouer, et on a assez de confiance. Il s’agit de prouver ces choses encore une fois. » Le mot-clé tombe : ensemble. « On doit rester soudés. » Dans une ligue où la moindre série négative peut emporter un projet, l’unité interne devient une arme aussi décisive que la forme d’un buteur.

Sturm Graz, un adversaire au niveau

En face, jeudi, ce ne sera pas une formalité. Rose connaît bien le championnat autrichien pour avoir dirigé RB Salzburg. Il sait que la donne a changé.

« Le championnat autrichien a beaucoup progressé ces dernières années, surtout Sturm Graz. Quand j’y étais, c’était surtout Salzburg, mais maintenant d’autres équipes ont émergé », souligne-t-il.

Sturm Graz arrive avec de l’expérience en Champions League, un pressing agressif, une intensité que Rose place « proche du niveau de la Premier League ».

Autrement dit : aucun temps d’adaptation possible. Le rythme sera élevé, la marge d’erreur minime.

Bournemouth aborde donc cette première européenne à domicile avec un mélange rare : la fierté d’un club qui mesure le chemin parcouru, la douleur encore vive d’une lourde défaite, et l’urgence d’un début de saison à redresser. La claque de Stamford Bridge n’aura servi à quelque chose que si, sous les projecteurs européens, cette équipe montre enfin les crocs.