Boreham refuse une deuxième offre pour Abdulmalik
Boreham a décidé de tenir bon. Selon Sky Sports News, le club de cinquième division anglaise a rejeté une deuxième offre de Djurgardens, cette fois à hauteur de 1,5 million de livres, pour son ailier de 23 ans Abdulmalik. La proposition fait suite à une première tentative à 1 million de livres, déjà repoussée plus tôt dans le mois.
Pour un club de ce niveau, dire non à de telles sommes n’a rien d’anodin. Mais la direction de Boreham ne veut pas lâcher son joyau. Pas maintenant. Pas après l’été qu’il vient de signer.
Djurgardens chasse les pépites
Du côté de Djurgardens, la stratégie est limpide. Le club suédois s’est lancé dans une politique de recrutement ciblée sur les talents bruts à fort potentiel de revente, comme le rapporte BBC Sport. L’Allsvenskan sert de tremplin, et l’homme qui orchestre cette approche s’appelle Maximilian Hahn.
Ancien responsable du recrutement à West Ham United, Hahn connaît parfaitement le marché britannique. Il l’exploite. Il active ses réseaux, ses contacts, ses anciens relais pour dénicher des profils sous-cotés au Royaume-Uni. Abdulmalik est la dernière cible en date de cette chasse méthodique aux futures plus-values.
Djurgardens a déjà montré qu’il savait faire fructifier ce modèle. Le club a notamment poli le buteur danois August Priske avant de le vendre à Birmingham City en janvier 2026. Abdulmalik pourrait être la prochaine étape de ce plan. À condition de convaincre Boreham de céder.
L’ascension fulgurante d’Abdulmalik
L’histoire d’Abdulmalik a changé de dimension en 2024. Libéré par Millwall, où il avait pourtant brillé en jeunes et porté le maillot de l’Angleterre en moins de 17 ans, l’ailier a rejoint Boreham libre de tout contrat. Un pari pour lui. Un coup de maître pour le club.
La saison 2025-26 a tout fait basculer. 17 buts, 10 passes décisives, un titre de National League Young Player of the Season. Des chiffres qui parlent. Mais c’est surtout dans les moments clés qu’il a marqué les esprits.
Son match en play-off à Wembley a servi de vitrine grandeur nature. Une prestation éclatante sur la plus grande scène du football anglais hors élite. Djurgardens, déjà attentif, a vu sa conviction se renforcer ce jour-là.
Depuis, l’intérêt n’a cessé de grimper. Les offres aussi.
Boreham sous pression, le mercato comme compte à rebours
À Boreham, le temps joue désormais un rôle central. Le club se retrouve lancé dans une course contre la montre avant la fermeture du marché des transferts. Les dirigeants savent que d’autres clubs étrangers peuvent entrer dans la danse. Ils savent aussi qu’un joueur de ce profil, avec ces statistiques et ce trophée individuel, attire forcément les regards.
Reste une question délicate : gérer l’humain. Les dirigeants comme le staff technique doivent veiller à ce qu’Abdulmalik garde la tête froide face à la perspective d’un transfert à sept chiffres et d’une aventure à l’étranger. Le risque est clair : perdre son joueur mentalement avant même de le perdre sportivement.
Car au-delà des chiffres et des offres, Abdulmalik est la pièce maîtresse du projet sportif actuel. Son influence dans le dernier tiers, sa capacité à faire la différence et à finir les actions, conditionnent en grande partie les ambitions de Boreham.
Le club vise la montée automatique vers l’English Football League. Sans son ailier vedette, cet objectif change de nature. Avec lui, il reste pleinement crédible.
Reste à savoir jusqu’où Boreham est prêt à aller pour résister aux prochains coups de fil venus de Suède. Et combien de temps encore le National League Young Player of the Season acceptera de repousser le grand saut.




