Les Black Stars se préparent pour le Mondial 2026
Les Black Stars passent aux choses sérieuses. Carlos Queiroz a dévoilé un groupe élargi de 28 joueurs pour le camp de préparation au Mondial 2026 et le match amical face au Pays de Galles, à Cardiff. Une liste dense, pensée pour la compétition : cinq gardiens, neuf défenseurs, sept milieux de terrain, sept attaquants.
Le rassemblement a débuté lundi 25 mai 2026, avec les premières séances à Dragon Park, à Cardiff, pour poser le cadre avant le test du mardi 2 juin contre le Pays de Galles. Un galop d’essai, mais surtout le point de départ d’une campagne mondiale qui mènera le Ghana jusqu’en Amérique du Nord.
Le retour des revenants
Dans cette liste, plusieurs noms sonnent comme des promesses de renaissance. Baba Abdul Rahman, installé en Grèce avec PAOK, retrouve la sélection pour la première fois depuis septembre 2023. Le latéral gauche, passé par Chelsea, revient porté par une saison pleine : 35 matches, trois buts, trois passes décisives toutes compétitions confondues. Une régularité qui force la porte d’un poste toujours stratégique.
Sur l’aile, Ernest Nuamah réapparaît enfin. L’ailier d’Olympique Lyon n’avait plus porté le maillot des Black Stars depuis près d’un an. Sa longue absence, causée par une rupture du ligament croisé antérieur, l’avait tenu éloigné des terrains plus de douze mois. Le voilà de retour à 100 %, prêt à retrouver le rythme international après avoir récupéré totalement.
La liste de Queiroz rime aussi avec réhabilitation pour Abdul Mumin. Le défenseur de Rayo Vallecano, lui aussi revenu d’une lourde blessure au ligament croisé antérieur, retrouve le groupe. À ses côtés, deux autres visages connus refont surface : Augustine Boakye, milieu de Saint-Étienne, et Alidu Seidu, défenseur de Stade Rennes. Deux profils capables d’apporter du volume, de l’intensité et des options tactiques supplémentaires.
Un pari sur l’avenir
Au milieu de ces retours, un nom intrigue : Paul Reverson. Le jeune défenseur d’Ajax Amsterdam, 20 ans, intègre le groupe pour la première fois. Queiroz l’appelle pour l’évaluer de plus près, avec une perspective clairement à long terme. Reverson s’est distingué avec les équipes de jeunes d’Ajax aux Pays-Bas, au point de s’ouvrir une porte chez les A. Une invitation à apprendre, à observer, à se frotter au très haut niveau.
Ce mélange de cadres retrouvés et de jeunesse ambitieuse donne le ton de ce rassemblement à Cardiff. Le staff ne se contente pas de préparer un simple amical : il façonne le noyau qui devra affronter la pression et la lumière du Mondial 2026.
Cardiff comme tremplin vers l’Amérique du Nord
Le plan est clair. Les Black Stars se réunissent à Cardiff dès le 25 mai pour entrer dans le dur : séances à Dragon Park, automatismes à retrouver, hiérarchie à affiner, et ce match contre le Pays de Galles comme premier révélateur. Un test de caractère, loin de la maison, avant de plonger dans l’immensité du 2026 FIFA World Cup, organisée au Canada, au Mexique et aux États-Unis.
Le calendrier du Ghana en phase de groupes ne laisse aucune marge d’erreur. Entrée en matière à Toronto face au Panama, dans ce Groupe L qui peut vite se tendre. Puis un choc prestigieux à Boston contre l’Angleterre, avant un duel potentiellement décisif à Philadelphie face à la Croatie. Trois villes, trois styles d’adversaires, une seule constante : l’exigence.
Ce camp gallois doit donc répondre à plusieurs questions en peu de temps. Les revenants comme Baba Abdul Rahman ou Ernest Nuamah peuvent-ils retrouver immédiatement leur influence ? Les joueurs de retour de longue blessure tiendront-ils le rythme international ? Et un jeune comme Paul Reverson pourra-t-il suffisamment marquer les esprits pour s’inscrire dans le projet à long terme ?
Les réponses ne viendront pas toutes de Cardiff. Mais c’est là que le Mondial des Black Stars commence vraiment.




