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Bezos entre à Anfield : Liverpool change de dimension

Liverpool change de dimension en coulisses. Sans changer de mains. Pas encore.

Bezos entre à Anfield

Un consortium emmené par 1892 Holdings a acquis près de 40 % de Liverpool auprès de Fenway Sports Group (FSG). La participation tourne autour de 38 %, selon les précisions révélées par The Athletic, alors que les premières informations évoquaient plutôt un tiers du club.

Derrière ce véhicule d’investissement, baptisé en référence à l’année de fondation de Liverpool, on retrouve un casting qui dit beaucoup de l’ambition du projet : Amit Bhatia en chef de file, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, et le milliardaire Eduardo Saverin, cofondateur de Facebook.

FSG a officialisé vendredi la signature d’un « accord définitif » pour la vente d’un « investissement minoritaire stratégique » à 1892 Holdings. Les mots sont pesés. La manœuvre reste présentée comme une ouverture de capital, pas comme une passation de pouvoir.

Une porte entrouverte vers le contrôle

Derrière la prudence des communiqués, une clause intrigue déjà tout le monde à Anfield : le consortium dispose d’une option pour prendre le contrôle du club dans les 12 prochains mois. Il ne s’agit pas d’un engagement ferme, mais d’une possibilité contractuelle. Une fenêtre. Un test grandeur nature.

Si le partenariat fonctionne, Liverpool pourrait donc basculer vers un nouvel actionnaire majoritaire dans un délai très court. Si FSG choisit de rester aux commandes, 1892 Holdings restera un allié puissant plutôt qu’un successeur.

Amit Bhatia, nouveau vice-président

Figure centrale de l’opération, Amit Bhatia deviendra vice-président de Liverpool et fera son entrée au sein d’un conseil d’administration élargi, sous réserve de l’aval des autorités compétentes.

Homme d’affaires indo-britannique, gendre du magnat Lakshmi Mittal, Bhatia n’arrive pas en terrain totalement inconnu. Il a passé 18 ans dans les couloirs de Queens Park Rangers, comme directeur puis copropriétaire, avant de céder sa participation le mois dernier. Cette sortie de QPR a immédiatement nourri les rumeurs d’un mouvement vers un club plus exposé. Les faits lui donnent raison.

Avec l’arrivée conjointe de Bhatia, Bezos et Saverin dans l’actionnariat, Liverpool s’arrime à une puissance financière et technologique rare dans le football européen. Reste à voir comment cette force de frappe s’exprimera : mercato, infrastructures, data, rayonnement mondial.

Anfield entre dans une nouvelle ère capitalistique. La question, désormais, n’est plus de savoir si Liverpool intéresse les géants de la tech et de la finance. Elle est de savoir jusqu’où ils voudront, et pourront, aller.