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Benfica écrase FC ST. Gallen 5-0 en Europa League

Benfica a signé une démonstration de puissance tactique à l’Estádio da Luz en écrasant FC ST. Gallen 5-0 lors du 2nd Qualifying Round de l’UEFA Europa League. Dans un 4-2-3-1 parfaitement huilé, les Lisboètes ont méthodiquement étiré puis démantelé le 3-5-2 suisse, avec un quadruplé clinique de V. Pavlidis et un but de C. Lenglet. Menant déjà 1-0 à la pause, Benfica a profité de l’infériorité numérique adverse pour transformer une maîtrise territoriale en avalanche de buts en seconde période.

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Dès le coup d’envoi, le plan de Marco Silva a été clair : fixer le bloc de FC ST. Gallen dans l’axe pour ensuite frapper dans les demi-espaces. Le double pivot L. Barreiro – E. Barrenechea a assuré la première relance et la protection en transition, permettant aux latéraux A. Bah et S. Dahl de s’installer très haut. Entre les lignes, le trio Rafa Silva – G. Sudakov – J. Kaminski a constamment surchargé la zone entre les pistons et les centraux suisses, forçant le 3-5-2 adverse à coulisser en permanence.

Le premier but à la 11e minute illustre cette supériorité structurelle : Rafa Silva, positionné dans le demi-espace droit, trouve V. Pavlidis dans la surface après une combinaison rapide, l’attaquant concluant avec sang-froid. Benfica utilise alors la largeur pour étirer la ligne de trois de FC ST. Gallen, tandis que Pavlidis fixe les centraux et libère des corridors d’attaque pour les milieux offensifs.

En face, le 3-5-2 d’Enrico Maassen a souffert dans toutes les phases. Les milieux L. Gortler, L. Daschner et C. Boukhalfa n’ont jamais réussi à contrôler le tempo ni à sortir proprement sous la pression, laissant A. Balde et C. Witzig trop isolés devant. Les rares tentatives de pressing haut ont été contournées par la capacité de Benfica à trouver rapidement la passe verticale sur Sudakov ou Kaminski, qui se retournaient face au jeu.

La bascule définitive intervient après la pause. À 10 contre 11 à partir de la 57e minute, FC ST. Gallen n’a plus les ressources pour fermer les intervalles. Le deuxième but de Pavlidis à la 55e minute, servi par J. Kaminski, vient déjà sanctionner un bloc suisse trop étiré. Dix minutes plus tard, le troisième but de Pavlidis, sur un centre venu du côté d’A. Bah, récompense la montée constante du latéral droit, jamais correctement pris en charge par le piston gauche adverse.

Le penalty transformé par Pavlidis à la 74e minute est la conséquence logique de cette domination : Benfica multiplie les incursions dans la surface, obligeant la défense suisse à défendre en catastrophe. Avec l’entrée de D. Lukebakio et A. Schjelderup, Marco Silva ajoute encore plus de fraîcheur et de créativité sur les côtés, sans modifier le socle structurel du 4-2-3-1. Lukebakio se signale rapidement en offrant à C. Lenglet le cinquième but à la 82e minute, sur un ballon arrêté où le Français profite d’une défense désorganisée pour conclure.

Sur le plan défensif, le 4-2-3-1 de Benfica s’est transformé en 4-4-2 sans ballon, avec Sudakov se projetant aux côtés de Pavlidis pour fermer l’axe. Les couloirs ont été verrouillés par le travail de repli de Kaminski et Rafa Silva, limitant les montées des pistons de FC ST. Gallen. Les centraux A. Silva et C. Lenglet ont rarement été mis en difficulté, profitant d’un pressing coordonné qui a étouffé toute tentative de jeu direct vers A. Balde.

Les changements opérés par Maassen – entrées de J. Ruiz, L. Frokaj, A. Hunziker, E. Owusu ou C. Konietzke – n’ont pas modifié le rapport de forces. En infériorité numérique, FC ST. Gallen a reculé de plus en plus bas, se contentant de survivre. À l’inverse, Marco Silva a utilisé ses remplaçants (R. Rios, D. Lukebakio, A. Schjelderup, J. Duran, A. Dedic) pour maintenir une intensité élevée et tester des variantes dans les couloirs, tout en préservant certains titulaires.

Au niveau de l’état d’esprit, Benfica a fait preuve d’un professionnalisme total : pas de relâchement malgré le score, une gestion des temps forts et faibles maîtrisée, et une capacité à exploiter chaque déséquilibre adverse. FC ST. Gallen, déjà en difficulté à 11 contre 11, a ensuite sombré mentalement après l’expulsion, comme en témoignent la multiplication des fautes et l’incapacité à sortir de son camp.

En résumé, ce 5-0 est autant le reflet d’une supériorité individuelle que d’un plan de jeu abouti : structure claire, occupation rationnelle des espaces, utilisation optimale de V. Pavlidis comme point de fixation et finisseur, et une gestion des remplacements qui a consolidé, plutôt que perturbé, l’équilibre collectif de Benfica.