RDC Sport

Barça rêve de Julian Alvarez : l’Atlético refuse de céder

Le feuilleton de l’été en Espagne tient en un nom : Julian Alvarez. Barcelone en a fait son obsession. L’Atlético de Madrid, lui, répète la même réponse, chaque fois un peu plus sèche : non.

Au Camp Nou, le plan est clair. Préparer l’après Robert Lewandowski et confier l’attaque de Hansi Flick à un buteur capable de marquer une décennie. Dans les bureaux de la direction sportive, un profil s’impose : Julian Alvarez. Le club catalan le voit comme le futur leader offensif, le point fixe autour duquel reconstruire une ligne d’attaque.

Pour l’arracher à l’Atlético, Barcelone se prépare à frapper très fort. Les dirigeants blaugrana travaillent sur une offre qui ferait trembler presque tout le continent : 135 millions d’euros garantis, plus 15 millions de bonus. Un paquet financier colossal, pensé pour faire vaciller les certitudes madrilènes une fois la Coupe du monde terminée.

À Barcelone, on est convaincu qu’un chèque de cette taille, combiné à l’envie du joueur de découvrir un nouveau défi, pourrait finir par fissurer le mur colchonero. L’idée est simple : si Alvarez pousse lui-même pour partir, l’Atlético aura du mal à rester insensible à une telle proposition.

Mais pour l’instant, le mur tient.

L’Atlético verrouille son joyau

Pour Diego Simeone, Julian Alvarez n’est pas un simple atout offensif. C’est l’une des pierres angulaires de son projet. Un joueur autour duquel l’Atlético veut continuer à se construire, pas une opportunité de faire une plus-value.

Le contrat parle pour le club madrilène : engagement jusqu’en 2030, clause libératoire fixée à 500 millions d’euros. Un montant dissuasif, presque provocateur, qui envoie un message limpide au marché : Alvarez n’est pas à vendre.

Et surtout, l’Atlético ne ressent aucune urgence financière. Le club martèle qu’il n’a aucune pression pour vendre, aucun besoin de céder son attaquant phare pour équilibrer ses comptes. Tant que cette situation perdure, chaque rumeur venue de Barcelone se heurte à la même fin de non-recevoir.

Cerezo hausse le ton

Enrique Cerezo ne se cache pas. Le président de l’Atlético a de nouveau pris la parole pour refroidir l’euphorie catalane et calmer l’emballement médiatique.

Interrogé sur l’avenir de son attaquant, il a dégainé la ligne officielle sans la moindre nuance : Julian est un joueur de l’Atlético Madrid. Point. Son message est clair : ceux qui le veulent n’ont qu’à se présenter avec la clause sur la table. Rien d’autre ne sera discuté.

Pour Cerezo, toute cette histoire ressemble déjà au roman de l’été. Les rumeurs s’empilent, les unes s’enchaînent, mais la réalité, elle, ne bouge pas. Alvarez appartient à l’Atlético, et le président dit croire qu’il restera à l’Atlético.

Pendant que Barcelone prépare son offensive record et rêve de voir l’Argentin en tête d’affiche au Camp Nou, Madrid campe sur ses positions. Reste une question, brûlante : jusqu’où les Blaugrana sont-ils prêts à aller pour faire céder un club qui, pour l’instant, ne montre pas la moindre fissure ?