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Barça à Istanbul : Hansi Flick déploie son équipe type

Hansi Flick ne voyage pas à Istanbul pour gérer. Il vient pour frapper fort, vite, et refermer la phase de ligue de cette Champions League avant que le moindre doute ne s’installe. Le message est clair : ce Barça-là se présentera face à Galatasaray avec son onze de gala, ou presque.

Une obsession nommée Champions League

En Espagne, on ne parle que de ça : la Champions League est devenue une véritable fixation pour l’entraîneur allemand. Pour lui, ce n’est pas seulement un objectif de club, c’est une affaire personnelle. Il veut éviter les calculs, les rotations massives et les sueurs froides de fin de phase de groupes. Istanbul doit être un tournant, pas un piège.

C’est pour cette raison qu’il aligne ses cadres dès maintenant, sans attendre que les maths fassent trembler les jambes. Flick veut plier cette phase le plus tôt possible. Et il assume.

Une seule ombre au tableau : Raphinha

Dans ce décor quasi idéal, un absent de marque : Raphinha. L’ailier brésilien n’a pas pris l’avion, retenu à Barcelone pour soigner un œdème au muscle de la cuisse droite. Un coup dur, mais isolé. Le reste des titulaires habituels est là, apte, prêt à enchaîner.

Cette blessure ouvre forcément des espaces dans le secteur offensif. Flick n’y voit pas un problème, mais une opportunité de redistribuer les rôles.

Cubarsí, Pedri, Fermín : les retours qui changent tout

Première secousse dans le onze : le retour de Pau Cubarsí. Le jeune défenseur, préservé lors de la victoire contre Getafe samedi, retrouve sa place dans l’axe. Un signe fort. Flick compte sur sa sérénité balle au pied dans un stade où la pression sonore peut faire trembler plus d’un joueur confirmé.

Il n’est pas le seul à réintégrer le onze de départ. Pedri et Fermín López, entrés en seconde période le week-end dernier, débuteront cette fois. Deux profils complémentaires : la vision et la conduite de balle de Pedri, l’énergie verticale et la projection constante de Fermín. De quoi donner du relief au milieu, avec Rodri en chef d’orchestre pour dicter le tempo.

Sur les côtés, Joao Cancelo devrait lui aussi retrouver sa place dès le coup d’envoi. Reposé samedi, le Portugais arrive frais, toujours aussi précieux dans les sorties de balle comme dans les projections offensives.

Une structure claire, des rôles bien définis

La colonne vertébrale est limpide. Joan Garcia gardera les buts. Devant lui, une défense où Joao Cancelo animera le flanc droit, Gerard Martin accompagnera Pau Cubarsí dans l’axe, tandis qu’Eric Garcia occupera le couloir gauche. Pour l’Espagnol, ce sera un moment particulier : son premier match de Champions League cette saison, après avoir manqué l’ouverture face à Feyenoord pour cause de suspension.

Au milieu, Rodri tiendra les clés. C’est lui qui devra calmer, accélérer, casser les lignes, selon l’humeur du match. À ses côtés, Fermín López apportera du volume, Pedri de la lumière. Trois profils capables de garder le ballon sous pression, mais aussi d’alimenter rapidement le front offensif.

Devant, le plan est limpide : Lamine Yamal sera l’arme principale. Le jeune prodige portera l’essentiel du danger, entouré de deux joueurs capables de multiplier les appels et les permutations.

Gordon ou Adeyemi, ou… les deux ?

C’est là que réside la seule vraie incertitude de Flick : le flanc gauche. Anthony Gordon sort d’un but samedi, son premier avec le Barça. Karim Adeyemi, lui, traverse une période étincelante, en pleine confiance, tranchant à chaque prise de balle.

Le dilemme est réel. Continuer sur la lancée de Gordon, qui commence à trouver ses marques, ou surfer sur la forme brûlante d’Adeyemi ? Une autre option existe : installer Gordon en pointe, en faux numéro 9, et laisser Adeyemi démarrer côté gauche, ce qui repousserait Gabriel Jesus sur le banc. Flick y pense. Ce type de choix raconte toujours quelque chose de la hiérarchie interne et de la direction que prend une saison.

Ce qui ne bougera pas, en revanche, c’est la place de Lamine Yamal. Il sera l’aimant offensif, celui vers qui convergeront les ballons et les regards.

Le onze attendu

Sauf retournement de dernière minute, le Barça devrait se présenter ainsi :

  • Gardien : Joan Garcia.
  • Défense : Joao Cancelo – Gerard Martin – Pau Cubarsí – Eric Garcia.
  • Milieu : Rodri – Fermín López – Pedri.
  • Attaque : Karim Adeyemi – Lamine Yamal – Anthony Gordon.

Un onze sans calcul, sans ceinture de sécurité. À Istanbul, Flick ne vient pas tester des idées. Il vient poser une marque. Reste à savoir si ce Barça assumera jusqu’au bout cette ambition affichée de redevenir une équipe qui fait peur en Europe.