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Banks choisit l'Allemagne : un coup dur pour la USMNT

Le dossier Banks se referme pour les États-Unis. Et c’est l’Allemagne qui sourit.

Le jeune défenseur d’Augsburg, 19 ans, a officiellement choisi de représenter la Mannschaft et a déposé une demande de changement de nationalité sportive pour rejoindre la sélection U21 allemande. Une décision lourde de sens pour la USMNT, qui le courtisait depuis des mois.

Né à Honolulu d’un père américain et d’une mère allemande, Banks a grandi en grande partie en Europe. Il a porté les couleurs des États-Unis en sélections de jeunes et avait même été appelé avec l’équipe A pour des amicaux face à la Corée du Sud et au Japon en septembre 2025. Mais il n’a jamais fait ses débuts officiels avec les Stars and Stripes. La porte est restée entrouverte… jusqu’à ce coup de fil.

Mauricio Pochettino, sélectionneur de la USMNT, a raconté la scène. Banks l’a appelé lui-même pour annoncer sa décision finale. Un échange direct, sans détour.

« Oui, il nous a appelés. Il a dit : “Je décide de choisir l’Allemagne” », a expliqué l’Argentin, cité par CBS Sports.

Pochettino a salué l’honnêteté du joueur, tout en rappelant sa ligne de conduite : dans son vestiaire, il ne veut que des joueurs totalement investis. Pas à moitié.

Pour lui, l’engagement doit être total, « pas à 50 %, mais à 200 % ». Banks, de son côté, n’a jamais caché ses doutes. « Chaque fois que nous le contact(i)ons avec la possibilité de nous rejoindre, il disait : “Non, je suis encore dans le doute. Je ne sais pas si je veux choisir les USA ou l’Allemagne” », a raconté Pochettino, qui préfère voir dans ce refus un signal clair plutôt qu’une déception à ruminer.

Le contexte, lui, est brûlant. La USMNT vit une transition générationnelle et Pochettino veut bâtir un groupe soudé autour d’une idée simple : porter le maillot des États-Unis doit être un honneur, pas une option parmi d’autres.

« Nous voulons des joueurs sans doute, a-t-il martelé. Nous voulons des joueurs engagés et désespérés de jouer pour l’écusson et pour nous, et c’est le plus important. »

Le sélectionneur sait aussi qu’il travaille dans un pays où les binationaux sont légion et où les fédérations rivales guettent la moindre hésitation. Mais il insiste : la structure doit rester plus forte que les cas individuels.

« U.S. Soccer est une organisation qui est au-dessus de n’importe quel joueur, de n’importe quel nom, de n’importe quel binational, a-t-il poursuivi. L’essentiel, c’est que le joueur n’ait aucun doute quand il nous rejoint, aucune hésitation sur le fait qu’il est prêt à tout donner pour cette chance. »

Banks perdu, la chasse aux talents continue. Sans attendre, Pochettino a repris la route des stades. Vendredi, il était dans les tribunes du derby new-yorkais, aux côtés d’un certain Pep Guardiola, pour observer de près ce que le vivier domestique a de mieux à offrir.

Le sélectionneur a vu les Red Bull New York s’imposer 1-0 face à New York City FC. Il a porté une attention particulière à Matt Freese, gardien de NYCFC et titulaire avec les États-Unis lors de la dernière Coupe du monde. Mais ce n’était pas la seule cible de sa soirée.

Deux adolescents de RBNY, Julian Hall et Adri Mehmeti, ont aussi retenu son regard. Aucun des deux n’a encore été capé, tous deux sont binationaux, et leur potentiel excite déjà plusieurs fédérations. Cette fois, U.S. Soccer entend ne pas laisser traîner le dossier.

Banks a choisi l’Allemagne. D’autres suivront peut-être. La question, désormais, est simple : qui sera prêt à « mourir pour cette chance » que décrit Pochettino, et à faire de la USMNT non pas un plan B, mais une destination évidente ?