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Aston Villa cible Joao Palhinha pour relancer sa carrière

Aston Villa fonce sur Joao Palhinha : le milieu qui doit relancer sa carrière… et le projet d’Emery

La scène se déroule à Hong Kong, au bord d’un terrain encore marqué par un 1-2 concédé face au Bayern Munich en match amical. Entre deux poignées de main, Damian Vidagany, directeur général d’Aston Villa, ne se cache plus. Le club de Birmingham veut un milieu. Et il en veut un précis : Joao Palhinha.

« Nous avons besoin d’un joueur au milieu parce qu’Amadou Onana est absent pour toute la saison et Joao Palhinha est un très bon joueur qui s’intégrerait parfaitement dans nos plans », glisse-t-il au quotidien Bild. Le décor est posé. Les intentions aussi.

Villa, besoin urgent au milieu, cible clairement définie

La blessure longue durée d’Amadou Onana a ouvert un vide au cœur du jeu d’Aston Villa. Un vide que le club ne compte pas combler avec un simple joueur de rotation. La cible, c’est un profil confirmé, déjà rodé aux exigences du très haut niveau, capable d’absorber des kilomètres de terrain et de donner une ossature à l’équipe d’Unai Emery.

Dans ce portrait-robot, Joao Palhinha coche presque toutes les cases. Puissant, discipliné, habitué aux joutes d’Angleterre, il correspond au football exigeant et structuré d’Emery. Vidagany ne s’en cache pas : « Je crois qu’Aston Villa serait un grand club pour le joueur. Dans le championnat, six ou sept clubs ont un budget plus important que nous. Néanmoins, lors de chacune des quatre dernières années, nous nous sommes toujours qualifiés pour des compétitions européennes. »

Le message est limpide : Villa n’est plus un faire-valoir, mais un projet stable, ambitieux, avec une trajectoire claire. Et un entraîneur que son dirigeant place au sommet : « C’est lié à notre projet, à notre travail collectif et à l’influence tactique d’Unai Emery, qui à mes yeux est l’un des meilleurs entraîneurs du monde. »

Un respect affiché pour le Bayern… mais un dossier tendu

Si le discours est offensif sur le plan sportif, il reste mesuré sur le plan diplomatique. Vidagany insiste sur « le grand respect » d’Aston Villa pour le Bayern Munich. Il parle de « clubs amis », d’une relation « excellente » avec Max Eberl, Christoph Freund et les autres dirigeants bavarois. Puis il se ferme aussitôt sur les détails : pas question de dévoiler les coulisses de la négociation.

Car négociation il y a. « Nous sommes en discussions, mais il n’y a actuellement aucun accord », reconnaît-il. Les deux clubs sont encore loin d’un terrain d’entente.

Le Bayern, lui, a fixé la barre : environ 25 millions d’euros pour le milieu portugais. Un prix qui raconte autant la valeur résiduelle du joueur que la volonté du club de tourner la page. Palhinha est arrivé en 2024 en provenance de Fulham pour 50 millions d’euros. Un investissement massif. Un pari qui n’a jamais vraiment pris.

Palhinha, trajectoire contrariée et porte de sortie ouverte

Le Portugais n’a pas répondu aux attentes à Munich. La saison dernière, il a été prêté à Tottenham Hotspur. Le prêt devait servir de tremplin vers un transfert définitif. Il n’a finalement été qu’une parenthèse. Aucun accord final, aucun rachat. Palhinha est revenu en Bavière avec deux autres joueurs prêtés, Sacha Boey et Bryan Zaragoza.

Le Bayern ne fait plus mystère de sa position. Max Eberl l’a dit fin juillet : « Le futur de ces trois joueurs ne sera pas au Bayern Munich. Si l’un d’eux décide de rester ici, ce sera relativement dur et compliqué pour lui parce qu’il ne jouera pas un rôle majeur. » Le message est brutal, mais clair. Pour Palhinha, rester signifierait s’enfoncer dans l’ombre.

La fenêtre de sortie est donc grande ouverte. Reste à savoir qui aura le courage – et les moyens – de s’y engouffrer.

Aston Villa, Benfica, Newcastle : la bataille des milieux

Aston Villa n’est pas seul dans le dossier. Benfica suit la situation. Newcastle United aussi. Les Magpies, déjà en train de tourner la page Sandro Tonali avec son départ à Tottenham, se préparent à perdre un autre pilier : Bruno Guimaraes, en partance pour Arsenal. Deux cadres du milieu vendus en quelques mois, et un besoin pressant de reconstruire l’axe.

Dans ce contexte, un profil comme Palhinha attire forcément. Expérience internationale, densité physique, capacité à sécuriser l’entrejeu : autant d’arguments qui plaisent à des clubs contraints de rééquilibrer leur effectif.

Benfica, de son côté, verrait d’un bon œil le retour au pays d’un international portugais habitué aux grandes scènes européennes. Mais la concurrence de la Premier League, et les salaires qui l’accompagnent, rendent la bataille complexe.

Un choix de carrière à un tournant

Pour Palhinha, le moment est charnière. Il lui reste un contrat jusqu’en 2028 avec le Bayern, mais sans perspective réelle de temps de jeu. Rester serait une forme de renoncement sportif. Partir, c’est accepter de revoir ses ambitions salariales ou sportives, mais aussi retrouver un rôle central dans un projet fort.

Aston Villa lui offre exactement cela : une place dans un collectif déjà installé en Europe, un entraîneur reconnu pour magnifier les joueurs intelligents tactiquement, et un championnat qu’il connaît déjà. Benfica lui proposerait un retour au pays, une base affective et un environnement familier. Newcastle, lui, offrirait un rôle clé dans une équipe en pleine recomposition.

Tout se jouera entre ces lignes : l’argent, le statut, la confiance. Et la capacité d’un club à convaincre le Bayern de lâcher un joueur qu’il a payé très cher, pour un prix aujourd’hui nettement inférieur.

Les discussions sont engagées, les positions sont connues. La prochaine décision de Joao Palhinha dira beaucoup de ses priorités… et du poids réel d’Aston Villa sur le marché européen.