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Aston Villa et Arsenal : Les Défis du Mercato

Aston Villa a frappé une première fois. Refus net. Selon The Athletic, Southampton a rejeté une offre de 18 millions de livres pour Taylor Harwood-Bellis. Le défenseur anglais, pilier des Saints, fait partie d’une short-list de trois cibles suivies par Unai Emery pour renforcer l’arrière-garde de Villa.

La raison de cette urgence est claire : Ezri Konsa est sur le point de quitter Birmingham pour Arsenal dans le cadre d’un transfert estimé à 51 millions de livres, plus bonus. Villa anticipe déjà le vide. Harwood-Bellis est une cible prioritaire, mais Southampton tient bon. Benfica a d’ailleurs déjà vu une première proposition, à hauteur de 17 millions de livres, subir le même sort.

La défense centrale devient soudainement l’un des nœuds brûlants de ce mercato anglais.

Arsenal, sous pression sur tous les fronts

Pendant que les dirigeants d’Arsenal avancent sur Konsa, un autre dossier crispe l’entourage du club : celui de Myles Lewis-Skelly. Le jeune milieu a été associé à un départ vers Manchester United cet été, alors même qu’il a fait savoir qu’il souhaitait rester.

Ian Wright n’a pas mâché ses mots. L’ancien attaquant des Gunners s’est emporté dans le podcast Stick to Football face à l’ampleur prise par cette histoire. Il a expliqué savoir « pour sûr » que les rumeurs ne viennent ni du camp du joueur ni de sa mère, ciblée par certains supporters. Pour lui, le club aurait dû éteindre l’incendie depuis longtemps en déclarant clairement que Lewis-Skelly n’est pas à vendre. Wright l’a reconnu : le milieu serait une superbe recrue pour Manchester United, au vu de ce qu’il montre déjà. Mais il ne comprend pas que la situation ait pu se transformer en feuilleton.

Pendant ce temps, le dossier Konsa avance. Arsenal cherche un défenseur droitier capable de couvrir l’axe comme le côté, profil que coche parfaitement l’international anglais de 28 ans. Avec William Saliba et Jurrien Timber indisponibles pour le début de saison en Premier League, Mikel Arteta veut du fiable, du prêt à jouer.

Les négociations sont désormais à un stade avancé. Il y a eu des échanges au niveau des propriétaires pour réduire l’écart entre les valorisations. Arsenal se situe autour de 40 millions de livres, Aston Villa évalue son défenseur plus près des 60 millions. Un fossé, mais pas un gouffre. Les conditions personnelles, elles, ne posent pas de problème particulier. Reste à savoir qui cédera le plus sur le montant.

Un mercato qui gronde partout en Europe

Sur le continent, les lignes bougent aussi.

À Liverpool, Curtis Jones est tout proche de tourner une page. Selon la presse italienne, le milieu doit atterrir en Italie pour passer sa visite médicale avant un transfert vers l’Inter Milan. Gianluca Di Marzio évoque un accord sur un contrat de cinq ans et une offre d’environ 30 millions de livres acceptée par les Nerazzurri pour le joueur formé chez les Reds. Jones entre dans la dernière année de son contrat à Anfield, sans signe de prolongation. L’Inter veut en profiter immédiatement.

En Espagne, Barcelone revoit ses plans. La piste Julian Alvarez a été abandonnée, l’attitude inflexible de l’Atlético ayant poussé Deco à explorer d’autres options pour compenser les pertes en attaque. Le directeur sportif a rappelé que le club devait remplacer deux absences majeures : Robert Lewandowski et Ferran Torres. Selon lui, les recrues déjà arrivées peuvent couvrir le départ de l’ailier, mais combler le vide laissé par Lewandowski est « beaucoup plus difficile ».

Barcelone compte sur des solutions internes, tout en restant à l’affût sur le marché. Deco l’a admis : il y a beaucoup de bruit, beaucoup de mouvements possibles, et le club continue de travailler pour trouver la bonne pièce.

Arsenal, Manchester United, Barcelone : visions croisées

Viktor Gyökeres, lui, coupe court au vacarme. Annoncé dans le viseur de Barcelone, l’attaquant suédois a réaffirmé qu’il ne pensait pas à un départ et que son esprit était tourné vers Arsenal. Il a confié à talkSPORT qu’il attendait avec impatience le début du championnat, d’autant plus qu’il affrontera son ancien club lors de la première journée. Un clin d’œil du calendrier qu’il savoure déjà, entre retrouvailles avec d’anciens coéquipiers et contact retrouvé avec des supporters qu’il connaît bien.

À Manchester United, Roy Keane garde son regard tranchant sur la construction de l’effectif. Même avec l’arrivée attendue de Carlos Baleba, l’Irlandais considère que le milieu n’est pas au niveau requis pour viser le titre. Sur Stick to Football, il a souligné que la vraie faille des Red Devils restait derrière : les latéraux, la charnière centrale, un ensemble qu’il juge toujours problématique.

Keane reconnaît pourtant que, sur le papier, les milieux alignés par United ont de l’allure et que l’équipe présente une vraie menace offensive, surtout depuis la période sous Michael Carrick où le danger devant le but était permanent. Mais pour lui, une question demeure sans réponse : cette ligne médiane peut-elle porter un candidat au titre ? Sa réponse est nette : probablement pas.

Nouvelles règles, nouveau décor

Pendant que les clubs s’arrachent joueurs et signatures, le cadre du jeu lui-même évolue.

Plusieurs ajustements réglementaires vont modifier le rythme des rencontres. Désormais, tout joueur blessé pour lequel le jeu est arrêté devra quitter le terrain pendant au moins une minute, contre 30 secondes auparavant. Objectif : limiter les pertes de temps déguisées.

Autre changement majeur : le VAR pourra intervenir sur un second carton jaune, mais uniquement lorsqu’il est clairement erroné. Il ne s’agit pas de réanalyser toutes les situations de carton potentiel, seulement de corriger une sanction manifestement injuste.

Les remises en jeu sont aussi dans le viseur. Un compte à rebours de cinq secondes sera appliqué pour les touches et les six mètres. Si l’équipe dépasse ce délai, le ballon changera de camp : touche à l’adversaire, ou corner accordé si un dégagement de but traîne trop. De quoi bouleverser les habitudes des gardiens et des défenses qui aiment casser le rythme.

Les remplacements seront eux aussi plus strictement encadrés. Un joueur aura dix secondes pour quitter la pelouse lors d’un changement. S’il tarde, son remplaçant devra patienter jusqu’au premier arrêt de jeu suivant, au minimum une minute plus tard. La lente marche vers la ligne de touche, sous les applaudissements, devient un luxe risqué.

Certaines innovations testées lors de la Coupe du monde ne seront pas adoptées cette saison en Premier League. Pas de quart-temps imposé : les pauses hydratation ne seront autorisées que si la température dépasse 30 degrés au coup d’envoi. Le champ d’action du VAR ne s’étendra pas aux corners accordés par erreur, même si les ralentis montrent une décision incorrecte. L’épisode de Breel Embolo, exclu pour simulation après une mauvaise interprétation de la règle de l’IFAB, a aussi rappelé que la vidéo ne peut servir qu’à corriger une identité de joueur, pas à requalifier l’infraction elle-même.

Le protocole en trois étapes pour les incidents de discrimination signalés par les joueurs reste, lui, inchangé, avec la possibilité ultime d’arrêter définitivement un match.

Entre un Aston Villa qui doit déjà se réinventer derrière, un Arsenal qui jongle entre renforts, polémiques et ambitions, un Manchester United encore en quête d’un milieu champion et un Barcelone qui cherche le successeur de Lewandowski, le décor de la saison se met en place.

Les règles changent, les effectifs bougent. Reste à savoir qui saura le mieux s’adapter à ce nouveau paysage.