Arthur et la Juventus : fin d'un chapitre
La parenthèse Arthur à la Juventus touche à sa fin, et sans cérémonie. Après six ans de contrat signés et un avenir théorique jusqu’en juin 2027, le club turinois ne cherche plus un nouveau prêt pour le milieu brésilien : il travaille désormais à une résiliation pure et simple de son bail.
Selon Sky Sport Italia, les deux parties discutent d’un accord qui permettrait au joueur de quitter Turin avant la fin naturelle de son contrat. Une sortie sèche, symbole d’un chapitre raté autant pour le club que pour le joueur, alors que la Juventus accélère son opération dégraissage et veut se débarrasser des gros salaires qui n’entrent plus dans le projet sportif.
Un transfert XXL, un impact minime
L’arrivée d’Arthur en 2020 restera comme l’un des mouvements les plus commentés de la dernière décennie en Serie A. Non pas pour ce qu’il a apporté sur le terrain, mais pour la construction financière du deal.
Le Brésilien débarque de Barcelona pour environ 80 millions d’euros, dans une opération croisée qui envoie Miralem Pjanic en Catalogne pour 60 millions. Une manœuvre comptable assumée des deux côtés, destinée à enjoliver les bilans. Sur le papier, un échange de haut niveau. Sur le terrain, une histoire bien différente.
Arthur ne parvient jamais à s’imposer comme un titulaire indiscutable. Sa première saison se limite à 22 apparitions en championnat. La suivante n’offre guère mieux : 20 matches de Serie A. Des éclairs, parfois, mais jamais la continuité attendue pour un joueur acheté à ce prix-là.
Une carrière en escale permanente
Une fois tombé en disgrâce à Turin, la trajectoire du milieu se transforme en succession de prêts. Liverpool, Fiorentina, Girona, puis un retour au pays avec Grêmio : Arthur traverse l’Europe et l’Atlantique sans trouver de point de chute durable.
C’est au Brésil, à Grêmio, qu’il retrouve enfin du temps de jeu et un semblant de stabilité. Sa période là-bas ressemble à une renaissance : minutes enchaînées, rythme retrouvé, confiance regagnée. Mais l’élan est brisé net. Le club brésilien, freiné par ses limites financières, ne peut pas assumer les conditions fixées par la Juventus. Impossible de transformer l’essai.
Résultat : Arthur revient à Continassa, sans perspective claire, coincé entre un contrat lourd et un entraîneur qui ne compte plus sur lui.
Le signal clair de la pré-saison
La confirmation tombe durant la préparation estivale. Pour le match amical contre l’équipe Next Gen, le nom d’Arthur ne figure même pas sur la feuille de match. Pas une blessure, pas une rotation. Un choix technique, limpide : il ne fait plus partie du plan.
Sans offres de prêt concrètes, avec un salaire qui refroidit de nombreux prétendants, le scénario se resserre. La solution la plus logique, presque inévitable à ce stade, reste la résiliation à l’amiable.
Pour la Juventus, ce serait la fin d’un dossier lourd, symbole d’une période de gestion contestée. Pour Arthur, l’occasion de repartir vraiment de zéro, sans chaîne comptable ni étiquette de transfert à 80 millions d’euros. Reste à savoir où, et avec quelles ambitions, il écrira enfin le chapitre qu’on attendait de lui à Turin.




