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Arteta calme le jeu sur son avenir à Arsenal

Mikel Arteta entre dans la dernière année de son contrat, mais il ne veut entendre parler ni de doute ni de suspense. À la veille du Community Shield face à Manchester City, qui lancera la saison 2026-2027 des champions d’Angleterre, l’entraîneur espagnol a adressé un message limpide aux supporters d’Arsenal : il ne prévoit pas de partir.

Le technicien, arrivé en 2019 et artisan du premier titre de Premier League des Gunners depuis 22 ans, n’a toujours pas prolongé après son dernier accord signé en 2024. Les discussions n’ont pas débouché sur une signature avant ce nouveau coup d’envoi, et le silence contractuel a suffi à alimenter les interrogations.

Arteta, lui, coupe court.

« Ils n’ont pas à s’inquiéter de tout ça, parce que je veux être ici », a-t-il assuré. Il insiste : il est « extrêmement heureux », « très reconnaissant » de travailler avec les personnes qui l’entourent, et convaincu qu’un nouvel accord finira par être conclu. « Quand nous en aurons la possibilité, nous réglerons ça. Et c’est tout. »

Le mercato avant la signature

Si le dossier de sa prolongation traîne, c’est aussi parce qu’Arteta a mis toute son énergie ailleurs ces dernières semaines. L’été a été dense à Londres, et l’Espagnol ne s’en cache pas : les priorités étaient sur le terrain du recrutement, pas sur le sien.

« Il y a toujours une autre priorité », sourit-il. C’est ainsi qu’il décrit la manière dont le club gère la situation : sans urgence, sans tension. « Tout le monde se sent à l’aise avec le fait que la durée du contrat ne va pas être un problème. Ma volonté, certainement, est d’être ici et je suis très heureux ici. Mon ressenti vis-à-vis du club est le même. C’est pour ça que tout le monde fait les choses de manière très organique. »

Cette « autre priorité », c’était renforcer un champion qui ne veut pas se contenter d’un titre isolé.

  • Arsenal a arraché Bruno Guimaraes à Newcastle pour densifier son milieu
  • Ajout de la pointe de vitesse et de percussion de Christos Tzolis, arrivé de Club Brugge
  • Piero Hincapie, prêté par Bayer Leverkusen la saison passée, a été définitivement acheté
  • Illan Meslier a rejoint le club libre

Un noyau de champions, consolidé plutôt que bouleversé.

Des cibles manquées, mais un plan assumé

Tout n’a pas fonctionné comme prévu. La piste menant à Morgan Rogers (Aston Villa) s’est refermée. Celle menant à Vinicius Junior (Real Madrid) aussi. Pendant ce temps, Manchester City, Tottenham et Chelsea ont chacun posé 100 millions de livres sur un joueur dans une fenêtre de transferts marquée par des coups spectaculaires.

De quoi faire vaciller les certitudes d’un champion ? Pas pour Arteta.

« Je suis vraiment heureux avec l’effectif, avec les joueurs que j’ai, et je suis vraiment heureux avec l’ambition du club », affirme-t-il. Il le répète : aucune « question » ne se pose sur la volonté d’Arsenal de rester au sommet. Les approches pour Ezri Konsa (Aston Villa) et Jarell Quansah (Bayer Leverkusen) pour renforcer la défense illustrent cette volonté de continuer à ajuster, affiner, compléter.

Mais le technicien refuse d’entrer dans une course à l’escalade financière qui ne correspond pas à la structure d’Arsenal.

« Nous devons le faire à notre manière », tranche-t-il. « Nous avons des super forces, et nous avons d’autres domaines sur lesquels nous devons être très conscients parce que nous n’avons pas les éléments ou la structure que d’autres clubs ont. »

Pas de complexe, mais de la lucidité. Arsenal ne joue pas le même jeu économique que certains rivaux, alors Arteta veut que son équipe gagne autrement : par la cohérence, la continuité, l’exploitation maximale de ses qualités.

« Nous sommes toujours dans cette logique-là et nous ferons ce que nous pensons être la bonne chose à faire. Pour avoir la meilleure possibilité de rivaliser dans chaque compétition, ça, c’est sûr. »

Le décor est planté : un entraîneur qui se dit engagé, un club qui s’arme sans se renier, un titre à défendre dans un environnement où les millions pleuvent. Reste une question, simple, brutale : la « manière Arsenal » suffira-t-elle pour tenir la couronne face à des géants qui, eux, ne comptent plus ?