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Arsenal s'affirme avec une victoire écrasante au Community Shield

La Premier League n’a pas encore donné son premier coup de sifflet que le champion en titre a déjà posé le décor. Arsenal veut garder sa couronne. Et le message envoyé au reste du pays est brutalement clair.

Dimanche, au Principality Stadium de Cardiff, les Gunners ont écrasé Manchester City 3-0 pour s’offrir le Community Shield. Un score sec, une performance aboutie, et une impression : cette équipe ne s’est pas rassasiée.

Arteta prévient : « quelque chose de spécial »

Vingt-deux ans. C’est le temps qu’Arsenal a attendu pour retrouver le trophée de la Premier League. Demain, vendredi, face à Coventry City, champion de Championship, à l’Emirates, le club de Mikel Arteta entame la défense d’un titre qu’il n’a jamais su conserver dans l’ère moderne.

Interrogé sur la possibilité d’un doublé en championnat, l’entraîneur espagnol n’a pas tourné autour du pot. Il a parlé d’envie, presque d’obsession.

« Tu veux le revivre, le désir revient ; je veux revivre ce moment, et je veux vivre d’autres moments encore plus grands, et nous savons ce que ça va demander », a-t-il expliqué.

Il sait aussi ce que l’histoire du club raconte. Arsenal n’a jamais conservé la Premier League. Pour trouver trace d’un titre défendu avec succès, il faut remonter aux années 1930, dans l’ancienne première division anglaise.

« Nous connaissons la difficulté de la tâche, c’est pour ça que ce club ne l’a jamais fait, a poursuivi Arteta. Nous savons que ça va exiger quelque chose de spécial et nous sommes prêts. »

Le ton est donné. Arsenal ne se contente plus d’avoir enfin mis fin à l’attente. Le vestiaire a goûté au sommet et refuse déjà de redescendre.

Un Community Shield comme manifeste

La démonstration face à Manchester City n’était pas un simple tour de chauffe. Elle ressemblait à une déclaration d’intentions. Intensité, agressivité, maîtrise : les Gunners ont imposé leur loi au champion d’Europe en titre pour décrocher le premier trophée de la saison.

Après le match, Arteta a insisté sur ce sentiment d’appétit renouvelé : « Quand tu gagnes quelque chose de grand comme ça, tu te bats tellement pour l’obtenir, tu traverses ces émotions, tu le gagnes, et tu le veux encore. C’est ce que nous voulons. »

Le technicien a posé le cadre : exigence maximale, tous les jours. « Nous devons pousser tout le monde chaque jour. Nous allons nous rendre meilleurs les uns les autres, et nous avons un effectif incroyable, alors allons-y. »

La Premier League, lui, il la connaît. Sa dureté, son rythme, ses pièges hebdomadaires. « Nous savons ce que la Premier League apporte et c’est un énorme défi chaque semaine, et Coventry va être un gros test vendredi », a-t-il prévenu.

Le coach a aussi rappelé l’effort consenti dimanche : « Nous devons maintenant récupérer après un énorme effort, mais j’ai encore une fois beaucoup aimé le désir et la volonté montrés par l’équipe. »

Pas de triomphalisme. Plutôt une tension maîtrisée, celle d’un champion qui sait que la saison est un marathon, pas un tour d’honneur.

Ezri Konsa pour sécuriser l’arrière-garde

Dans les coulisses, le club avance aussi ses pions sur le marché. Arsenal s’apprête à muscler un peu plus un effectif déjà riche.

Hier, mercredi, les Gunners ont trouvé un accord autour de 50 millions de livres pour recruter Ezri Konsa en provenance d’Aston Villa. Un renfort ciblé, presque urgent.

La défense londonienne est durement touchée : William Saliba est absent pour une longue période en raison d’un problème au dos, Jurrien Timber soigne une blessure à l’aine qui le tiendra également éloigné des terrains sur le long terme. Arteta voulait un défenseur, il va l’avoir.

L’international anglais doit passer sa visite médicale dans les 48 heures. Le timing reste serré. Si le transfert n’est pas finalisé à temps pour l’ouverture du championnat contre Coventry City, le plan est déjà tracé : le défenseur de 28 ans devrait effectuer ses débuts avec Arsenal lors du match suivant.

Un clin d’œil du calendrier : ce sera sur la pelouse d’Aston Villa, son club actuel. Une manière idéale, ou cruelle, de prendre la mesure du nouveau défi.

Arsenal a récupéré son trône. Désormais, la question n’est plus de savoir s’il peut gagner. Mais s’il est prêt à régner.