Arsenal explore six options après l'échec avec Vinicius
Arsenal avait un plan. Il s’appelait Vinicius Junior. Il s’est envolé hier avec une signature en bas d’un nouveau contrat au Real Madrid, valable jusqu’en 2032, à hauteur d’environ 480 000 livres sterling par semaine. Et avec ce coup de stylo, tout le tableau de bord de Mikel Arteta a basculé.
Le Brésilien entrait dans sa dernière année de contrat à Madrid et s’était montré ouvert à l’idée de découvrir la Premier League. Arsenal a tenté sa chance. Offre formulée, projet sportif séduisant, place de star sur l’aile gauche. Réponse : non. Vinicius a choisi de rester au cœur du projet merengue, et les Gunners se retrouvent avec un trou béant sur le flanc gauche.
Arteta a désormais un vrai casse-tête. Le club ne ferme plus la porte à un départ de Gabriel Martinelli. La confiance envers le nouveau venu Christos Tzolis reste, elle, très mesurée. Trop d’incertitudes pour une équipe qui vise le titre. Il faut une référence, un titulaire indiscutable. Rapidement.
Andrea Berta, le directeur sportif, a donc sorti une liste. Six noms, six profils, six complications différentes, révélés par le quotidien britannique The Sun.
Bradley Barcola, le pari hors de prix
En haut de la pile, Bradley Barcola. Le Français de Paris Saint‑Germain coche beaucoup de cases : jeune, explosif, capable de déborder comme de rentrer intérieur. Mais Paris ne brade rien. Le club parisien réclame 145 millions de livres sterling, malgré encore deux années de contrat. Un tarif qui frôle la provocation pour un joueur encore en phase d’installation au très haut niveau.
Liverpool suit aussi le dossier. La concurrence est là, les chiffres s’envolent. Pour Arsenal, ce serait un coup de folie, presque un statement. Mais à ce prix, la moindre hésitation se transforme en frein.
Marcus Rashford, l’opportunité en chute libre
Deuxième nom : Marcus Rashford. Il y a quelques saisons, son arrivée aurait été inimaginable. Aujourd’hui, le scénario a changé. Mis à l’écart à Manchester United, prêté à Aston Villa puis à Barcelone, l’Anglais s’est retrouvé sur le marché à un tarif étonnamment accessible.
Une clause lui permettait de partir pour 40 millions de livres sterling. Elle a expiré le 15 juillet. Il devrait désormais quitter United pour une somme encore inférieure. Un joueur de ce calibre, à ce prix, attire forcément les regards. La question est simple : Arsenal veut‑il reconstruire un Rashford en quête de repères, ou cherche‑t‑il un ailier déjà pleinement opérationnel pour porter une équipe qui joue le titre ?
Rafael Leão, le coup de force possible
Le troisième profil mène à Rafael Leão. L’ailier portugais s’est éloigné des plans de Milan et a ouvert des discussions avec Galatasaray. Situation instable, avenir flou, talent immense. Dans ce contexte, une offensive d’Arsenal pourrait tout renverser.
Leão offre ce mélange rare de puissance, de dribble et de volume. Il peut changer le visage d’un match sur une accélération. S’il est réellement disponible, il devient immédiatement l’une des options les plus séduisantes de la liste. Mais rien n’est simple : il faudra convaincre le joueur de renoncer à un accord déjà entamé et s’aligner sur les exigences milanaises.
Pedro Neto, la constance payante
Quatrième piste : Pedro Neto, aujourd’hui à Chelsea. Son dernier exercice parle pour lui : vingt buts et passes décisives cumulés. Une production offensive solide, dans un championnat où chaque espace coûte cher. Chelsea, conscient de sa valeur et sollicité aussi par Manchester City, fixe la barre à 70 millions de livres sterling.
Neto, c’est la promesse d’un rendement immédiat, d’un joueur déjà rodé à la Premier League, capable de répéter les efforts et d’alimenter en ballons un avant‑centre. Un profil moins clinquant que d’autres noms de la liste, mais peut‑être plus fiable pour une équipe qui ne peut plus se permettre une saison de transition.
Cody Gakpo, l’option polyvalente
Cinquième nom, Cody Gakpo. Liverpool en demande environ 60 millions de livres sterling. Depuis janvier 2022, le Néerlandais a inscrit 50 buts toutes compétitions confondues. Des chiffres qui imposent le respect. Il peut évoluer à gauche, dans l’axe, et s’adapter à différents systèmes. Un atout précieux pour Arteta, qui aime multiplier les variations tactiques.
Tottenham suit le dossier de très près. Là encore, Arsenal ne serait pas seul. Entrer dans cette bataille, c’est accepter de payer le prix fort pour un joueur déjà très exposé médiatiquement, mais dont la productivité offensive ne faiblit pas.
Nico Williams, le pari sur la relance
Dernier nom sur la feuille : Nico Williams. Champion du monde avec l’Espagne, lié à l’Athletic Bilbao jusqu’en 2035, il dispose d’une clause libératoire fixée à 77 millions de livres sterling. Le cadre est clair, le prix aussi. Mais le dossier n’est pas sans risque : l’Espagnol a traîné une pubalgie chronique la saison passée, un problème qui inquiète toujours les clubs lorsqu’ils s’apprêtent à investir lourdement.
S’il revient à 100 %, Williams offre vitesse, volume et agressivité dans les duels. Un ailier moderne, capable de presser haut et de répéter les sprints. Un profil parfaitement adapté au jeu d’Arteta, à condition que son corps suive.
Arsenal se retrouve donc à un carrefour. Le rêve Vinicius s’est éteint, mais la nécessité demeure : trouver un ailier gauche capable de hausser le niveau de l’équipe tout de suite. Entre le pari coûteux sur un talent en ascension, la relance d’une star en difficulté ou l’investissement massif sur une valeur sûre, chaque option redessine le projet des Gunners.
Le mercato offre encore du temps, mais pas tant que ça. La prochaine grande décision d’Arsenal sur l’aile gauche dira beaucoup de ses ambitions réelles pour les saisons à venir.




