Arsenal : pourquoi ils doivent garder leur titre
Arsenal a à peine eu le temps de savourer son premier titre de Premier League en 22 ans que le débat est déjà clos pour beaucoup : les hommes de Mikel Arteta doivent conserver leur trône. Pas “peuvent”. Doivent.
Un effectif blindé, déjà un trophée, et une impression de maîtrise qui écrase le reste du plateau : la saison démarre avec un favori clairement désigné.
Un champion qui s’est encore renforcé
Arsenal n’a pas passé l’été à regarder dans le rétroviseur. Le champion en titre a empilé encore plus de qualité : Bruno Guimarães, Ezri Konsa et Christos Tzolis sont venus densifier un groupe déjà riche à tous les postes.
Résultat : au moment de lancer la défense de leur titre, les Gunners avaient déjà un premier trophée dans la vitrine. Un 3-0 sec infligé à Manchester City lors du Community Shield, comme un rappel brutal de la hiérarchie actuelle.
La reprise en championnat n’a fait que confirmer la tendance. Coventry City est reparti de l’Emirates avec le même tarif, 3-0, et la sensation que le score aurait pu tourner à la correction.
Pour Clinton McDubus, analyste et podcasteur réputé, la messe est presque dite.
« Oui, ils sont clairement favoris. En fait, ce devrait être un titre simple pour eux, lâche-t-il au DAILY POST. Ils ont le meilleur effectif, l’équipe la plus stable et la plus équilibrée. C’est aussi l’équipe la plus difficile à battre et elle joue le titre depuis quatre saisons. »
Le décor est planté.
Des rivaux en reconstruction
Le contexte joue en faveur d’Arsenal. Derrière, les autres géants avancent à tâtons.
Chelsea, Manchester City et Liverpool ont tous changé de manager. Trois bancs prestigieux, mais trois projets encore en phase de rodage.
« Quand on considère que Chelsea, Manchester City et Liverpool ont de nouveaux entraîneurs qui auront besoin de temps pour que leurs équipes trouvent des automatismes, tout devient plus clair, poursuit McDubus. Aucun des trois ne semble prêt à rivaliser, tout comme Manchester United. »
La phrase claque : les trois cadors historiques, plus United, ne seraient pas au niveau pour mener une vraie chasse au titre. Au moins pas tout de suite.
Manchester United déjà en alerte
Manchester United devait pourtant faire partie du groupe des prétendants. Sur le papier, du moins.
Sur le terrain, le premier message envoyé a été catastrophique : une défaite 2-0 à Hull City, fraîchement promu, samedi. Un coup de froid brutal pour Michael Carrick et son vestiaire.
Simple accident ou signe avant-coureur de problèmes plus profonds ? McDubus ne laisse aucun doute.
« C’est clairement la manifestation de symptômes, tranche-t-il. Le fait que les deux buts viennent de coups de pied arrêtés est particulièrement inquiétant et doit être réglé, mais il y a aussi le manque d’idées face à une défense de Hull bien organisée. »
Le constat ne s’arrête pas là.
« Le manque d’intensité a aussi joué, mais ça, c’est plus facile à corriger. Carrick a encore énormément de travail s’ils veulent réaliser une grande saison. »
United, censé se rapprocher du sommet, commence déjà à courir après le temps.
City, Liverpool, Chelsea : vrais dangers ou faux épouvantails ?
Dimanche, deux autres candidats présumés entrent en scène. Manchester City reçoit Bournemouth, l’équipe qui avait brisé sa course au titre la saison passée. Liverpool se déplace à Newcastle United pour un premier test sérieux.
Sur le papier, ces deux-là, additionnés à Chelsea, semblent mieux armés que Manchester United pour embêter Arsenal.
« On dirait bien, confirme McDubus. Je pense que ces trois équipes semblent plus à même de menacer Arsenal que Manchester United, malgré leurs nouveaux entraîneurs. C’est difficile de dire à quel point elles seront bonnes aussi tôt, on n’a pas encore assez de matière. »
Un match, toutefois, a déjà donné des indices : le Community Shield.
« La performance de Manchester City contre Arsenal a montré pourquoi il ne faut pas en attendre trop sous Maresca, estime-t-il. On a déjà vu ses limites à Chelsea, et elles sont réapparues. Il ne semble pas capable de maintenir les standards fixés par Pep. »
City reste City, avec une profondeur d’effectif monstrueuse. Mais le doute s’est glissé sur le banc, là où Arsenal, lui, dégage une continuité implacable avec Arteta.
Un week-end piégé pour les géants
La première journée n’a pas encore livré tous ses verdicts, mais les signaux sont déjà intrigants. Les gros ne sont pas à l’abri.
McDubus, lui, s’attend à d’autres secousses.
« J’ai comme un pressentiment qu’on pourrait voir un résultat surprise à l’Etihad, confie-t-il. Et je ne peux pas dire avec certitude que Liverpool va s’imposer contre Newcastle. »
Arsenal, pendant ce temps, avance déjà comme un champion sûr de sa force. Les autres tâtonnent, changent de cap, cherchent des repères.
Si le scénario ne se renverse pas vite, la vraie question ne sera peut-être pas de savoir qui peut arrêter Arsenal, mais combien de temps le reste du pays va mettre à simplement recoller.




