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Arsenal en position de force : l'avenir sans Guardiola ni Klopp

Avec le départ de Pep Guardiola et de Jürgen Klopp, beaucoup se demandent à qui profitera le grand vide laissé au sommet de la Premier League. Anders Limpar, lui, n’hésite pas. Pour l’ancien ailier d’Arsenal, le champion en titre tient une occasion en or de s’installer durablement sur le trône anglais – et peut-être même de bâtir un véritable monstre européen.

Une Premier League à réinventer

Limpar, interrogé par SveaCasino, plante d’abord le décor : le championnat change de visage, et certains géants sentent l’odeur du sang.

« Ça peut encore bouger avant la fin du mercato, mais je pense que Chelsea sera là cette saison », glisse-t-il. Le club londonien, désormais sous les ordres de Xabi Alonso, a selon lui posé les bases d’une équipe capable de se mêler à la lutte. Mais pas au point de bousculer le trio qu’il voit dominer l’Angleterre.

Pour le Suédois, la bataille pour le titre devrait se jouer entre Arsenal, Manchester City et Manchester United. Trois clubs, trois projets, trois effectifs armés pour rester tout en haut. Derrière, il imagine un “top six” complété par Chelsea, Tottenham Hotspur et un dernier siège disputé entre Brighton et Liverpool.

Dans ce paysage, Arsenal se détache à ses yeux. « Arsenal a une très bonne chance de remporter à nouveau la Premier League, parce que je ne vois pas de menace plus grande sans Pep Guardiola et Jürgen Klopp dans le championnat », affirme-t-il. Sans ces deux monuments sur les bancs, la route semble un peu moins escarpée. À condition, insiste-t-il, de garder la tête froide : « être malin » et avancer « match après match » pour défendre le titre.

Un Arsenal déjà fort… mais encore perfectible

Le jugement de Limpar ne repose pas sur un simple enthousiasme de supporter. Il reconnaît que l’effectif actuel est déjà solide, mais il le voit encore un cran en dessous de ce qu’il pourrait devenir.

Arsenal a déjà recruté, Mikel Arteta a renforcé plusieurs lignes et, selon Limpar, « va diriger le show » cette saison. Le noyau est là, l’identité de jeu est claire, la confiance d’un champion aussi. Mais il manque encore, à ses yeux, ce supplément de talent brut qui transforme un prétendant en ogre.

Sur le côté droit, il cite Noni Madueke et Bukayo Saka. Devant, Viktor Gyökeres et Kai Havertz. Des armes redoutables, mais pas intouchables. Il rappelle la saison dernière : Gyökeres inconstant, Havertz sujet aux pépins, Saka qui n’a pas encore atteint son plafond. L’attaque d’Arsenal impressionne, mais elle n’est pas à l’abri d’un trou d’air.

C’est là que sa vision prend une autre dimension.

Le rêve XXL : Vinicius, Bruno Guimarães, Julián Álvarez

Limpar pousse Arsenal à frapper très fort avant la fermeture du mercato. Pas un petit ajustement. Un coup d’État.

Il cite trois noms : Bruno Guimarães, Julián Álvarez, Vinicius Jr. Trois joueurs déjà installés au plus haut niveau, trois profils capables de changer le visage d’un club.

« Un club comme Arsenal a toujours besoin de bons joueurs, mais faire venir Bruno Guimarães, Julián Álvarez, Vinicius Jr… », détaille-t-il. À cette liste, il ajoute un nom déjà présent dans l’effectif : Christos Tzolis, qu’il voit déjà au niveau “mondial”.

Avec ce quatuor, Limpar ne parle plus simplement de défendre un titre. Il parle de domination. « Avec ces joueurs, Arsenal peut dominer la Premier League et la Ligue des champions pendant les trois prochaines années », lâche-t-il. L’ambition est claire, presque décomplexée : transformer le champion d’Angleterre en référence absolue du continent.

Il sait pourtant que tout le monde ne jouera pas. Il le dit lui-même : il ne pense pas que Tzolis aura beaucoup de temps de jeu, ce qu’il juge « regrettable ». Mais pour lui, la logique est implacable : Arsenal doit acheter tous les très bons joueurs qu’il peut. Créer une concurrence féroce, presque étouffante, et laisser Arteta choisir.

Arteta, chef d’orchestre d’un “dream team” potentiel

Dans le tableau dressé par Limpar, Mikel Arteta se retrouve à la tête d’un effectif d’une richesse rarement vue au club. Une sorte de “dream team” moderne.

Imaginez : sur les ailes, Saka, Madueke, Vinicius, Tzolis. Devant, Gyökeres et Havertz, avec un Julián Álvarez capable de jouer neuf, neuf et demi, ou entre les lignes. Au milieu, Bruno Guimarães pour dicter le tempo, casser les lignes, imposer son autorité. Un groupe où chaque combinaison offensive devient une option crédible, presque un casse-tête de luxe.

« Ce sont le genre de joueurs que vous gardez sur le long terme », insiste Limpar. Pas des paris, pas des stop-gaps. Des pièces maîtresses autour desquelles bâtir un cycle entier.

Pour l’ancien Gunner, Arsenal se trouve donc à un carrefour rarissime : champion en titre, libéré de l’ombre de Guardiola et Klopp, dirigé par un entraîneur qui a déjà prouvé qu’il savait faire progresser un collectif. Il ne manque, à ses yeux, que ce dernier coup d’accélérateur sur le marché pour que le club bascule dans une autre dimension.

La question est simple, brutale, et elle dépasse le simple fantasme de supporter : Arsenal osera-t-il vraiment se comporter comme le géant qu’il est redevenu, et tenter de construire l’équipe que Limpar imagine déjà régner sur l’Angleterre et l’Europe ?