Arsenal et Manchester United discutent de Myles Lewis-Skelly
Arsenal a commencé à compter. Après avoir lâché près de 75 M£ pour arracher Bruno Guimarães à Newcastle, le club londonien cherche déjà à rééquilibrer les comptes. Un nom est placé en vitrine : Myles Lewis-Skelly.
À 19 ans, le latéral gauche formé à Arsenal, champion de Premier League la saison dernière sous Mikel Arteta, a été proposé à Manchester United comme option pour le couloir gauche. Une opportunité de marché plus qu’un simple bruit de fond : les Gunners sont prêts à discuter.
Chelsea a, lui aussi, été informé de la disponibilité du joueur. Le club de l’ouest londonien observe, prend la température, sans qu’aucune offensive ne soit encore certaine. Le dossier reste ouvert, mais personne ne s’est encore jeté à l’eau.
Un champion utilisé avec parcimonie
Lewis-Skelly n’a pas été un titulaire indiscutable la saison passée. Cinq petites titularisations en championnat, 36 apparitions toutes compétitions confondues. Un rôle de rotation, parfois de joker, loin du statut de cadre.
Cela ne l’a pas empêché de prolonger son histoire avec Arsenal l’été dernier, avec un contrat de cinq ans. Un engagement long, qui donne aux Gunners une position de force sur le marché.
Le prix évoqué tourne autour de 45 M£. Un montant conséquent pour un joueur encore en phase de construction, mais parfaitement aligné avec le marché actuel et les ambitions d’un club qui veut amortir l’arrivée de Bruno Guimarães sans affaiblir son effectif sans contrepartie.
United, une enveloppe déjà bien entamée mais encore active
Pour Manchester United, ce tarif reste dans les clous. Le club a déjà sorti le carnet de chèques cet été : 35 M£ pour Youri Tielemans en provenance d’Aston Villa, 48 M£ plus 2 M£ de bonus pour Andrey Santos arraché à Chelsea.
La ligne budgétaire n’est pas illimitée, mais elle n’est pas fermée non plus. À Old Trafford, le poste de latéral gauche reste une priorité, et Lewis-Skelly entre clairement dans la fenêtre financière du moment.
Lewis Hall, la cible prioritaire qui se complique
Un autre nom domine pourtant les réunions à Carrington : Lewis Hall. Le joueur de Newcastle reste la cible numéro un de United pour ce côté gauche. Problème, la situation à St James’ Park a changé de ton.
Newcastle vient de perdre Bruno Guimarães, Sandro Tonali parti à Tottenham, et Anthony Gordon envolé vers Barcelone. Une saignée au milieu et en attaque qui a rebattu les cartes.
Le nouveau manager, Matthias Jaissle, a posé une limite claire : il ne veut pas voir partir un autre international anglais de 21 ans. Lewis Hall est devenu, presque par nécessité, un symbole de continuité. Newcastle se crispe, United se heurte à un mur.
Dans ce contexte, l’option Lewis-Skelly gagne en relief. Moins coûteuse que certains profils établis, plus accessible qu’un Hall désormais quasi intransférable, elle offre un compromis entre potentiel, marge de progression et disponibilité immédiate.
David Raum en embuscade
Le casting ne s’arrête pas là. Dans les bureaux de Manchester United, un autre dossier reste posé sur la table : David Raum. Le latéral gauche de 28 ans du RB Leipzig figure aussi parmi les pistes étudiées.
Profil plus mûr, déjà rompu aux joutes européennes, Raum représenterait un choix plus sûr, moins tourné vers l’avenir lointain que Lewis-Skelly, mais plus immédiatement opérationnel.
United doit trancher : miser sur un jeune champion de Premier League encore en quête de statut, tenter l’impossible avec Lewis Hall, ou sécuriser l’expérience d’un Raum déjà aguerri.
Dans un marché où chaque latéral gauche de haut niveau devient une denrée rare, la décision ne sera pas seulement financière. Elle dira aussi ce que Manchester United veut être dans les prochaines saisons.




