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Arsenal face à Manchester City : Arteta évoque la nouvelle génération d'entraîneurs

Mikel Arteta prévient la Premier League : l’arrivée d’Enzo Maresca et d’une vague de nouveaux entraîneurs pourrait bien pousser Arsenal à se surpasser.

Dimanche, à Cardiff, le Community Shield offrira une première affiche très attendue : Arsenal face à Manchester City, avec Arteta opposé pour la première fois à Maresca depuis que l’Italien a succédé à Pep Guardiola à l’Etihad Stadium. Un symbole fort d’un championnat qui change de visage sur les bancs.

Une nouvelle génération sur les bancs

Maresca n’est pas un cas isolé. Manchester City fait partie des neuf clubs de Premier League qui ont changé de manager cet été. Un renouvellement massif qui, loin d’affaiblir le niveau, promet un bras de fer tactique permanent.

Cette recomposition nourrit l’idée qu’Arsenal aborde la saison en grand favori pour récupérer le titre. Arteta, lui, refuse d’entrer dans ce jeu-là. Pas question de s’installer dans un costume de champion annoncé, ni de centrer le débat sur Maresca.

En conférence de presse, il a tenu à élargir le cadre, citant la nouvelle vague de techniciens, dont son compatriote basque Xabi Alonso, fraîchement arrivé en Premier League, et Roberto De Zerbi, qu’il n’a toujours pas affronté depuis la prise de fonctions de l’Italien à Tottenham en mars dernier.

« La concurrence se fera avec plusieurs managers aussi, aux côtés de Maresca, et avec certains des nouveaux entraîneurs qui ont rejoint le championnat, qui sont exceptionnels également », a-t-il souligné.

Il sait ce qui l’attend : « Ce championnat compte beaucoup de grands managers. C’est extrêmement difficile chaque semaine de préparer des matches contre eux. Cela va élever notre niveau, et mon niveau à coup sûr, et nous allons essayer d’être meilleurs. »

Arsenal favori, mais pas rassasié

Arsenal arrive lancé par quatre à cinq années de progression continue. Un socle solide, mais pas une ligne d’arrivée.

Arteta l’a rappelé en détaillant l’équilibre des forces : « Chaque club a ses forces. Certains en raison des nombreuses victoires obtenues ces dix dernières années, d’autres à cause de leurs effectifs, et d’autres à cause de l’argent qu’ils ont dépensé. »

Les Gunners, eux, misent sur la continuité et la constance : « Nous connaissons nos forces, et elles sont liées à ce que nous avons livré ces quatre ou cinq dernières années de manière très constante, mais nous pouvons aussi être meilleurs, et c’est là-dessus que nous nous concentrons pour maintenir cette constance. »

Puis il a glissé une nuance qui en dit long sur son état d’esprit : « J’ai appelé cela la stabilité, mais je ne veux pas être stable, je veux être meilleur et plus ambitieux. C’est ce que nous voulons. » Stabilité, oui. Immobilisme, jamais.

Rice, Saka, et un premier test physique

Avant de se projeter trop loin, Arteta doit d’abord gérer un casse-tête immédiat : l’état de forme de Declan Rice et Bukayo Saka. Les deux internationaux anglais viennent tout juste de reprendre l’entraînement cette semaine, après un Mondial éprouvant et une saison 2025-2026 usante, marquée par des pépins physiques à gérer sur la durée.

La décision tombera au dernier moment. Le manager évaluera leur condition avant de trancher sur leur participation face à Manchester City. Un premier choix fort à poser, même pour un trophée symbolique comme le Community Shield.

Les recrues estivales Bruno Guimarães et Christos Tzolis, elles, se tiennent prêtes pour leurs premières minutes officielles sous le maillot d’Arsenal. Leur baptême du feu pourrait arriver contre un City qui a remporté deux des trois confrontations la saison passée, dont la finale de League Cup à Wembley. Le décor est planté.

City reste l’ombre géante… mais pas la seule

Guardiola parti, la question était inévitable : Manchester City restera-t-il le rival numéro un dans la course au titre ? Arteta n’a pas voulu réduire la saison à un duel.

« Nous aurons beaucoup de concurrents », a-t-il répondu, en élargissant le champ. « Quand on regarde les effectifs, les managers, et les clubs auxquels ils appartiennent, nous le savons. »

Le message est clair : la menace est multiple, diffuse, installée partout dans le haut de tableau. D’où cette obsession martelée par l’Espagnol : se recentrer sur ce qu’Arsenal contrôle vraiment.

« Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes et nous assurer de tirer le maximum de toutes les ressources que nous avons, pour nous donner la meilleure chance possible. Et après, jour après jour, ce sera un très long voyage. »

Le voyage commence à Cardiff, face à un Manchester City en reconstruction mais toujours redouté. Avec un nouveau casting sur les bancs, une pression de favori à assumer, et une ambition clairement affichée : ne pas se contenter d’être stable. Être champion, à nouveau.