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Arsenal écrase Coventry et Gouiri brille à Marseille

Arsenal n’a pas traîné pour rappeler à toute l’Angleterre qui est le champion en titre. À l’Emirates, le promu Coventry City a été balayé 3-0 pour le match d’ouverture de la Premier League, une leçon sèche pour un club qui retrouvait l’élite après vingt-cinq ans d’absence.

Arsenal, reprise de pouvoir immédiate

Coventry avait rêvé de ce retour. Arsenal l’a transformé en rappel brutal du niveau de la Premier League.

Les hommes de Mikel Arteta ont pris le contrôle dès les premières minutes et ne l’ont plus lâché. Christos Tzolis, nouvelle recrue, a frappé d’entrée les esprits en étant impliqué sur deux des trois buts. Son activité entre les lignes a constamment fissuré le bloc de l’équipe de Frank Lampard, déjà dépassée physiquement et tactiquement.

Kai Havertz a ouvert la voie, Bukayo Saka a enchaîné, Martin Odegaard a scellé l’affaire. Trois signatures fortes, trois cadres du vestiaire pour marquer le territoire. Et encore, le score aurait pu être bien plus lourd : Arsenal s’est offert le luxe de gâcher plusieurs occasions nettes.

Coventry, large champion de Championship la saison passée, a découvert l’écart abyssal qui sépare la deuxième division du sommet. Les attaques incessantes des Gunners ont fini par faire voler en éclats une équipe qui n’a jamais semblé en mesure de rivaliser. Retour en Premier League, mais retour à la réalité, surtout.

Après avoir mis fin à vingt-deux ans d’attente pour un titre de champion, Arsenal montre déjà pourquoi il est désigné comme favori à sa propre succession. Si ce match doit servir de référence, la barre est placée très haut dès le premier soir.

Gouiri lance en fanfare la saison de Marseille

En Ligue 1, l’OM a envoyé un message tout aussi clair. Au Vélodrome, Strasbourg a subi un 4-0 net, propre, maîtrisé. Et au cœur de ce récital, un homme : Amine Gouiri.

L’attaquant, auteur de huit buts en vingt-deux rencontres de championnat la saison dernière, est au centre des rumeurs de transfert vers Everton. Rien de tout cela ne s’est vu sur la pelouse. Concentré, tranchant, il a fait basculer le match en deux actions.

À peine une minute après le retour des vestiaires, il surgit à bout portant pour ouvrir le score. Le stade explose, Marseille se libère. Puis le tournant : Strasbourg se retrouve à dix après l’expulsion de Samir El Mourabet pour un tacle trop appuyé. Quelques minutes plus tard, Gouiri s’avance pour frapper un penalty. Il transforme, double la mise, plie quasiment la rencontre.

La fin de match tourne à la démonstration. Keyliane Abdallah inscrit le troisième but à la 89e minute, avant que Pierre-Emile Hojbjerg ne conclue le festival dans le temps additionnel. Quatre buts, une cage inviolée, un Vélodrome conquis, et un Bruno Génésio servi sur un plateau pour ses débuts sur le banc marseillais.

Si Gouiri est effectivement sur le départ, il aura au moins laissé une première empreinte marquante sur cette saison.

Riquelme offre un départ gagnant au Betis

En Espagne, le ton est plus heurté, le calendrier encore déséquilibré, mais le Real Betis a déjà pris sa place dans le haut du tableau. À Séville, le club andalou a dominé le Real Sociedad 1-0 pour son entrée en lice en Liga.

Dans un match serré, entre deux équipes qui se sont longtemps neutralisées, la différence est venue d’un geste. À la 63e minute, Rodrigo Riquelme reprend un ballon de volée et fait basculer la soirée. Un but sec, propre, suffisant.

Ce succès prolonge une statistique étonnante : le Betis reste invaincu à domicile lors des rencontres disputées un vendredi soir, une série désormais portée à dix-huit matches. Au classement, le club se hisse provisoirement à la deuxième place, à égalité avec trois autres équipes à trois points, derrière Alaves qui en compte quatre.

La saison de Liga démarre pourtant en ordre dispersé, certaines équipes ayant déjà joué deux fois quand d’autres n’ont pas encore foulé la pelouse. Mais pour le Betis, l’essentiel est là : un premier pas sûr, dans un championnat qui cherche encore son rythme.

Chaos, fumigènes et carton historique en Coupe d’Allemagne

En Allemagne, la Coupe a livré son lot d’images contrastées : scènes de chaos d’un côté, avalanche de buts de l’autre.

Le match entre Waldhof Mannheim et Kaiserslautern a basculé hors du terrain. Alors que la rencontre filait vers la prolongation sur un 0-0 fermé, des supporters ont jeté des fumigènes et divers objets, certains fans de Mannheim ont même envahi la pelouse. Les forces de l’ordre, casquées, accompagnées de policiers à cheval, ont dû intervenir pour repousser les fauteurs de troubles vers les tribunes.

La partie a été interrompue près de trente minutes. Une éternité. Quand le jeu a enfin repris, la décision est tombée dans la toute dernière minute de la prolongation : Ibrahim Kanate offre la qualification à Kaiserslautern, pensionnaire de deuxième division, d’un but qui envoie son équipe au deuxième tour.

À l’autre extrême du spectre, Eintracht Frankfurt a signé un score ahurissant : 11-0 sur la pelouse du club de cinquième division St. Tönis. Dix buts inscrits en première période, dont un triplé pour Jonathan Burkardt, et un adversaire totalement submergé. Une promenade, ou presque, qui confirme l’écart de niveau entre les étages du football allemand.

Karlsruhe s’est imposé 2-1 contre Munster, pendant que VfB Stuttgart a déroulé 4-0 sur le terrain de Hansa Rostock, porté par un triplé de Dženan Pejčinović. Un nom à retenir, dans une compétition qui offre souvent à de jeunes attaquants une rampe de lancement inattendue.

Entre un champion qui assume déjà son statut, un OM qui se découvre un leader offensif, un Betis qui s’accroche à ses soirées de vendredi et une Coupe d’Allemagne toujours aussi imprévisible, la saison européenne démarre fort. La question, désormais, n’est plus de savoir qui est prêt, mais qui tiendra ce rythme infernal jusqu’au printemps.