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Angleterre : Henderson apprivoise la fournaise américaine

Sous la chaleur écrasante de Tampa, la préparation de l’Angleterre pour la Coupe du monde 2026 est entrée dans le dur. Un but de Harry Kane juste avant la pause a suffi pour dompter la Nouvelle-Zélande (1-0), mais c’est surtout le thermomètre qui a marqué les esprits.

Aligné d’entrée par Thomas Tuchel avant de céder sa place à la mi-temps dans un onze entièrement remanié, Jordan Henderson a vécu de l’intérieur ce premier vrai test climatique. Le milieu de Brentford sait que ce n’est qu’un début.

« Tu construis simplement ta capacité à jouer dans ces conditions », a-t-il confié à la BBC.

Pour lui, la clé se trouve dans cette semaine de travail, à répéter les efforts sous la chaleur, à habituer les organismes à un environnement qui changera d’un État à l’autre.

L’encadrement anglais a anticipé. Hydratation, protocoles de refroidissement, récupération millimétrée : le staff a poussé la préparation au plus haut niveau. Henderson en est convaincu, ce souci du détail peut offrir « un petit avantage » lorsque le tournoi débutera. Mais il ne se raconte pas d’histoires : la chaleur sera la même pour tout le monde. Aux joueurs de garder le regard fixé sur l’essentiel, le ballon.

Dernier galop d’essai mercredi face au Costa Rica (21h, heure britannique). Ensuite, place au sérieux : entrée en lice contre la Croatie à Arlington, au Texas, le mercredi 17 juin, encore en soirée, mais dans une autre fournaise.

Brésil : Igor Thiago en relais, Endrick en sauveur

À Cleveland, c’est le Brésil qui a pris la température de l’été américain. Une victoire 2-1 contre l’Égypte, un score serré, un match de préparation typique, mais riche en enseignements.

Bruno Guimarães a rapidement ouvert le score, avant que Mostafa Zico ne réponde presque aussitôt. Carlo Ancelotti a profité de la pause pour bouleverser son équipe : huit changements, dont l’entrée de l’attaquant de Brentford, Igor Thiago, pour mener la ligne.

Le match a basculé après la reprise. Servi par Raphinha, Endrick a trouvé le petit filet opposé, un geste clinique qui a scellé la rencontre. Un but qui rappelle que le Brésil ne manque ni de talent ni de profondeur, même en phase de réglages.

Les Brésiliens attaqueront leur parcours dans le groupe C face au Maroc, le samedi 13 juin à New York (23h, heure britannique). Un autre décor, une autre intensité, mais déjà une vraie affiche.

Écosse : démonstration avant le grand saut

À Harrison, dans le New Jersey, l’Écosse n’a pas fait dans la dentelle. Succès 4-0 contre la Bolivie, match plié avant la pause, et une heure solide dans les jambes pour Aaron Hickey.

Lawrence Shankland a lancé la vague, Scott McTominay a enchaîné, puis Che Adams a signé un doublé avant la mi-temps. L’équipe de Steve Clarke a déroulé, sereine, autoritaire, comme une sélection qui sait où elle va à l’approche de son premier match du groupe C contre Haïti, à Boston, le dimanche 14 juin (2h, heure britannique).

Pour Hickey, un peu plus de soixante minutes de jeu dans un contexte idéal : de la maîtrise, des buts, et la sensation que la machine écossaise monte en puissance au bon moment.

Norvège : Ajer solide, Ødegaard égalise

Toujours à Harrison, mais dans une tout autre configuration, la Norvège de Kristoffer Ajer a dû se contenter d’un nul 1-1 face au Maroc.

Les Marocains ont frappé les premiers grâce à Brahim Díaz, tôt dans la rencontre. La Norvège a mis du temps à réagir, puis Martin Ødegaard a fini par remettre les deux équipes à égalité en seconde période.

Ajer, défenseur de Brentford, a disputé 72 minutes, le temps de tester ses repères et son entente défensive dans un match accroché. Un nul qui ne dit pas tout, mais qui rappelle une chose : sous la chaleur américaine, chaque minute de préparation compte. Bientôt, il n’y aura plus de marge pour l’approximation.