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Andrea Pirlo renonce à la candidature de sélectionneur de l’Italie après la polémique sur ses liens avec une société de paris

Andrea Pirlo a confirmé qu’il ne serait plus en lice pour devenir le prochain entraîneur de l’équipe nationale italienne. Cette décision intervient après la révélation de ses liens commerciaux avec une entreprise russe de paris sportifs, qui ont suscité une controverse majeure.

Une nomination rêvée qui tourne mal

Après que des candidats prestigieux comme Pep Guardiola et Carlo Ancelotti ont décliné le poste, Pirlo semblait être le favori évident pour diriger la reconstruction des Azzurri. Selon des sources, il aurait même signé un contrat de quatre ans, avec un salaire annuel de 1,5 million d’euros. Pourtant, ce projet s’est brusquement effondré, laissant la Fédération italienne (FIGC) dans l’obligation de repenser sa stratégie. La candidature du technicien de 47 ans avait été soutenue avec enthousiasme par Paolo Maldini, directeur technique de la FIGC, et Leonardo, conseiller spécial, tous deux anciens coéquipiers de Pirlo à l’AC Milan.

Le point noir : la controverse liée aux paris

Le principal obstacle est apparu avec son rôle d’ambassadeur mondial pour Fonbet, une société russe de paris sportifs. La législation italienne interdit strictement toute publicité ou promotion liée aux jeux d’argent, surtout pour des postes publics liés à l’État. Cette affiliation a créé un conflit d’intérêts insurmontable pour un poste aussi sensible.

« Par respect pour les institutions, la fédération et toutes les parties concernées, j’ai choisi de garder le silence jusqu’à présent », a déclaré Pirlo via une story Instagram. « Après avoir appris hier soir que je ne suis plus candidat au poste de sélectionneur, je ressens le besoin de clarifier certains points. »Il a exprimé sa profonde déception face aux débats publics et a souligné que tout au long de sa carrière, il a toujours respecté les lois des pays où il a travaillé ainsi que ses engagements contractuels. Il a précisé que son partenariat avec Fonbet s’inscrivait dans le cadre de son expérience professionnelle aux Émirats arabes unis et était purement commercial et sportif.

Un partenariat sans arrière-pensée politique

Vainqueur de la Coupe du Monde 2006, Pirlo a fermement nié toute dimension politique derrière ce partenariat. Il a critiqué ceux qui tentaient d’en faire un enjeu politique :

« Attribuer une signification politique à cette collaboration revient à me prêter des convictions que je n’ai jamais eues ni exprimées. C’est regrettable que cette décision sportive ait rapidement été transformée en un débat public où l’on m’a attribué des intentions qui n’ont jamais existé. Mon amour pour l’Italie ne dépend pas d’un emploi. »

Quel avenir pour les Azzurri ?

La chute soudaine de l’accord avec Pirlo place Maldini et la FIGC dans une situation délicate. Un rendez-vous interne prévu mardi, censé officialiser l’arrivée de Pirlo, devra être annulé. La fédération doit désormais reprendre ses recherches, alors que la campagne de la Ligue des Nations approche rapidement.

Malgré la déception exprimée, Pirlo a tenu à maintenir de bonnes relations avec les dirigeants de la fédération :

« Je remercie Maldini et Leonardo pour le respect et la confiance qu’ils m’ont témoigné. Je connais leur compétence, leur sérieux et l’amour qu’ils portent toujours au football italien. »