Alisson nommé vice-capitaine à Liverpool sans brassard
Alisson Becker grimpe officiellement dans la hiérarchie de Liverpool. Le gardien brésilien a été nommé nouveau vice-capitaine du club. Mais un détail frappe immédiatement : s’il est le numéro deux derrière Virgil van Dijk, il ne portera pas le brassard en l’absence du Néerlandais.
Et ce n’est pas une question de statut. C’est une question de règlement.
Un vice-capitaine… qui ne peut pas agir comme capitaine
Andoni Iraola a tranché. Pour lui, avec les nouvelles règles de la Premier League qui limitent les échanges avec l’arbitre au seul capitaine désigné, il est devenu presque impossible d’avoir un gardien comme capitaine de plein exercice.
L’entraîneur espagnol l’a expliqué directement à Alisson.
« Je lui ai expliqué que ce ne serait pas possible qu’il porte le brassard, parce qu’avec la nouvelle règle, je pense qu’il y a une grosse limitation si un gardien est capitaine », a détaillé Iraola. L’idée est simple : si une action litigieuse se produit dans la surface adverse, le gardien devrait traverser tout le terrain pour parler à l’arbitre. Absurde dans le football moderne, où chaque seconde compte.
Le technicien sait de quoi il parle. « J’ai eu une saison avec Neto à Bournemouth et tu dois, à chaque match, désigner un autre joueur qui peut agir comme capitaine, et ce n’est pas viable », a-t-il rappelé. L’expérience a laissé des traces, et elle guide aujourd’hui sa décision à Liverpool.
Szoboszlai et Gomez dans le nouveau groupe de leaders
Autour de Van Dijk et d’Alisson, Iraola a recomposé un noyau de cadres. Dominik Szoboszlai, élu joueur de la saison dernière, et Joe Gomez, le joueur le plus ancien de l’effectif, font partie de ce nouveau groupe de leaders.
Avec le départ d’Andy Robertson et de Mohamed Salah cet été, le vestiaire a perdu deux voix majeures. Mais Iraola refuse de parler de vide de leadership. Pour lui, c’est une transition naturelle.
« Nous avons perdu beaucoup en termes d’expérience, des joueurs de très haut niveau qui ont performé ici pendant de nombreuses années. Mais je pense que c’est aussi quelque chose de naturel dans les clubs », a-t-il assuré. Il voit déjà la relève frapper à la porte : « Nous avons beaucoup de jeunes joueurs prêts à prendre ces minutes et à assumer ces rôles de leaders. Globalement, je suis très content de l’attitude des joueurs en pré-saison. »
Dans ce schéma, Szoboszlai devrait être le premier à enfiler le brassard si Van Dijk est absent. L’international hongrois apparaît comme le capitaine de terrain désigné, celui qui ira parler à l’arbitre quand la tension montera.
Alisson valorisé, malgré les contraintes
Reste un point sensible : comment nommer Alisson vice-capitaine sans lui donner le symbole le plus visible de ce statut, le brassard ?
Iraola a pris soin de ne pas laisser planer le doute sur la considération qu’il porte à son gardien, arrivé à Liverpool en 2018 et désormais dans la dernière année de son contrat. « Je voulais qu’il sente que nous le valorisons », a-t-il insisté. Le message est clair : le rôle d’Alisson dépasse largement la simple question du brassard.
L’Espagnol a toutefois dû être frontal : « J’ai aussi dû lui expliquer la décision à propos du brassard. Parce qu’il est gardien, et malheureusement, ils mettent les règles d’une façon qui crée beaucoup de désavantages à avoir un gardien comme capitaine. »
La logique est froide, mais implacable. Le leadership d’Alisson se vivra surtout dans le vestiaire, dans la surface, dans la gestion du bloc, plus que dans les échanges officiels avec l’arbitre.
À l’heure où Liverpool se réinvente sans deux de ses anciens piliers, la question n’est plus de savoir qui porte le brassard, mais qui portera réellement cette équipe dans les moments brûlants de la saison.




