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Al-Ittihad officialise la signature de Fares Abdi

Al-Ittihad a bouclé un dossier important de son été. Le club saoudien a officialisé la signature de Fares Abdi en provenance de Neom, finalisant dans les dernières heures tous les détails financiers et contractuels de l’opération.

L’annonce est tombée sur les canaux officiels du club, presque à froid. En coulisses, rien n’avait pourtant été laissé au hasard. Jens Wissing avait clairement ciblé le joueur, le plaçant en tête de liste pour renforcer le couloir gauche après la disparition de Mario Metaj. Le technicien allemand voulait un latéral capable de couvrir tout le flanc, de répéter les courses et d’apporter une vraie option dans la construction. Il l’a obtenu.

Un choix assumé dans un mercato ciblé

La concurrence était réelle. Fares Abdi n’était qu’un nom parmi d’autres sur la short-list des Tigers pour ce poste. Mais c’est lui qui a fini par s’imposer, au terme d’un tri sévère et d’évaluations successives. Al-Ittihad poursuit ainsi la structuration de son effectif pour la nouvelle saison, pièce par pièce, sans coup d’éclat tapageur mais avec une logique claire.

Né en Californie, le défenseur de 27 ans a d’abord grandi sur les terrains américains, avant de se frotter au football saoudien à partir de 2020, lorsqu’il rejoint Al-Wehda. La suite ressemble à un parcours de spécialiste du championnat : Al-Qadsiah, puis Al-Fayha, avant de signer à Neom l’été dernier.

Un profil rodé au championnat saoudien

À Neom, Fares Abdi n’a pas fait de la figuration. Utilisé avec régularité, il a disputé 34 rencontres sur l’exercice, délivrant 3 passes décisives. Des chiffres sobres, mais qui traduisent une présence constante et un volume de jeu apprécié des staffs techniques.

Ce bagage local n’a pas échappé à Al-Ittihad. Le club ne mise pas sur un pari exotique, mais sur un joueur qui connaît déjà les rythmes, les déplacements, les attaquants qu’il devra contenir et les espaces qu’il devra attaquer. Un latéral en pleine maturité, à l’âge où un défenseur commence souvent à marier lecture du jeu et puissance athlétique.

L’arrivée d’Abdi répond aussi à une urgence sportive et émotionnelle : combler le vide laissé sur le côté gauche par Mario Metaj. Il ne s’agit pas de remplacer un homme, mais de stabiliser un secteur clé. Dans un championnat où les transitions vont à toute vitesse, un latéral défaillant se paie cash. Un latéral fiable, lui, peut changer le visage d’une équipe.

La page est désormais signée, cachetée, publiée. Reste à voir comment Fares Abdi transformera cette confiance en minutes, puis en influence, dans un Al-Ittihad qui n’a plus de temps à perdre.