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Al-Hilal : Simone Inzaghi critiqué pour la gestion d'Ali Al-Bulaihi

La première journée de la Roshn League n’a pas encore commencé qu’Al-Hilal est déjà en pleine tempête. Simone Inzaghi, nouvel homme fort du club, se retrouve ciblé après une conférence de presse explosive à la veille du match de vendredi soir face à Al-Faisaly.

Au cœur de la polémique : Ali Al-Bulaihi. Le défenseur, figure majeure du club et de la sélection saoudienne, a été tenu à l’écart des séances collectives. Inzaghi a expliqué ce choix en affirmant qu’il voulait « observer les jeunes joueurs » et que le joueur avait pris de l’âge.

Ces propos ont immédiatement déclenché une réaction virulente.

Hussein Abdulghani allume Inzaghi

Invité de l’émission « Nadina », l’ancien international saoudien Hussein Abdulghani n’a pas mâché ses mots.

« Les mots d’Inzaghi sont étranges et surprenants pour moi, a-t-il lâché. Il dit qu’Ali Al-Bulaihi a vieilli et qu’il veut donner une chance aux jeunes, et cela n’est pas logique au vu de l’effectif qu’il a. »

Puis le ton est monté d’un cran, avec une pointe d’ironie acérée :

« Karim Benzema a 20 ans, ou Kalidou Koulibaly 21 ? L’entraîneur dit n’importe quoi pour justifier l’exclusion d’Al-Bulaihi, mais pour moi, la gestion du joueur n’est pas professionnelle. »

Le message est clair : pour Abdulghani, l’argument de la jeunesse ne tient pas, surtout dans un championnat où plusieurs stars d’expérience, recrutées à prix fort, restent au centre des projets sportifs.

Une sortie qui vise aussi la direction

Au-delà du seul Inzaghi, Abdulghani a élargi son tir à la direction d’Al-Hilal et, plus largement, aux clubs saoudiens.

« Al-Bulaihi a beaucoup donné à Al-Hilal, a-t-il rappelé. La direction aurait dû le satisfaire et le vendre de manière normale, au lieu de le traiter de cette façon étrange. Les clubs saoudiens traitent les joueurs dont ils ne veulent plus de manière non professionnelle. »

Le dossier dépasse donc le simple choix sportif. Il touche à la manière de tourner la page avec un cadre du vestiaire, dans un club habitué à gérer des egos forts et des carrières longues.

À la veille du coup d’envoi de la saison, Al-Hilal se retrouve ainsi avec un entraîneur contesté pour ses explications, un vétéran mis de côté et une légende locale qui dénonce publiquement un manque de respect. La Roshn League n’a pas encore donné son premier coup de sifflet que la pression est déjà maximale autour d’Inzaghi.